"À propos d’Hubert Robert" de Diderot Salon de 1767



Introduction : Les Salons de 1767 est un ouvrage sous forme de journal périodique où Diderot décrit les sentiments éprouvés par le spectateur passionné devant les peintures exposées dans des salons. Amateur d’art éclairé, Diderot éprouve une attirance particulière pour les ruines et la nature, qui lui rappellent l’impact du temps et sa course inarrêtable, comme dans le tableau d’Hubert Robert.   



I/ L’attrait pour la solitude s’explique de manière lyrique 


a) le texte 

-pronom 1ere personne particulièrement présent  

-mvmt d’élargissement 🡪 « je » devient « nous »

-verbes exprimant d'émotions des émotions 

-appel aux sens, verbes de perception


b) Diderot et les thèmes lyriques 

-Diderot s’imagine dans le paysage 🡪 appel aux sens, verbes de perception

-travail d’imagination 

-thèmes lyriques 🡪 amour, fuite du temps, mort 

-phrases exclamatives marquant l’émotion 

-l.7, Diderot se scandalise de sa propre attitude, absurdité de résister au temps 

-énumérations🡪 l.1, l.5-6, l.18 🡪 marques du vieillissement des choses, comme si il essayait de mieux se convaincre de cette réalité 


c) Diderot se livre au lecteur 

-entrée dans une méditation, Diderot fait entrer le lecteur dans ses pensées 

-Diderot livre le contenue de son âme directement 🡪 presque discours direct 

-l.17 🡪 rythme régulier, sonorité en r 🡪 effet apaisant 

-négations l.18-19 🡪 rien ne vient troubler sa méditation



II/ L’attrait pour la solitude s’explique par l’attrait de la nature, de la réflexion, de la rêverie sans contrainte 


a)plaisir d’une libération 

-l’embarras, c’est les autres, libération des gêneurs et des hommes corrompus 

-solitude libération d’une contrainte 🡪 l.17-l.19-l.20,  gêne, embarras, presser, contrainte

-pudeur= entrave à la liberté 

-Diderot n’est pas surveillé, pas écouté🡪 il peut pleurer, parler comme il veut 

-bonheur d’être soi loin du regard des autres, peut s’abandonner à ses penchants 

-loin de la ville, séjour des intérêts, des passions, des vices, des crimes, des préjugés, des erreurs 

-solitude lieu de la pureté 


b) plaisir du naturel 

- peut s’abandonner à ses penchants 

-être soi, avec soi 🡪 l.19

-se sentir vivre, se sentir sentir 🡪 peut pleurer, plaisir des larmes, s’adonne à sa sensibilité 

-rêve et méditation 

-Diderot se retrouve 

-méditation sur les ruines le ressource 🡪 l.4 « me résignent », l.17 « cœur calme »  



III/ Cet attrait débouche sur le savoir 


a) l’effet du temps 

-travail du temps sur la nature et les nations 

-recul par rapport au moment présent 🡪 le monde est le résultat d’une transformation

-prise de conscience de la mortalité des civilisations, de leur insignifiance dans le temps 

-vision du temps qui passe chez Diderot, écriture visionnaire 🡪 l.6


b) prise de conscience du travail du temps mène à une réflexion sur soi   

-Diderot se sent soumis à la loi du changement, du dépérissement

-s’étonne de ne pas s’être rendu compte avant de cette réalité 

-il voit qu’il est périssable, mais s’indigne de résister à sa propre mort 🡪 points d’exclamation 

-accepte cependant son sort 


c) la métaphore du temps 

-le torrent 

-ruisseau devient cascade et entraîne tout à sa suite 

-Diderot lui voudrait quitter le torrent pour rejoindre le bord 

-tentative d’échapper au temps, même si il sait que c’est inutile



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