"A l’ombre des jeunes filles en fleur" de Marcel Proust (1918): Lecture analytique





Plan possible: I/Une femme extraordinaire mais mystérieuse

  1. Une poupée vivante

  2. Une femme pour qui les défauts ne sont que des qualités supplémentaires

  3. Albertine, un personnage mystérieux tant pour le narrateur que pour le lecteur

II/Un portrait mené de façon originale

1.Un enchaînement de métaphores troublant

2.La finesse des images.

3.Un rythme spécifique


III/Derrière la fascination du narrateur, un auteur meurtri par des amours déçus

  1. Une subjectivité explicite

  2. Une chronologie des événements précise

  3. Un amour d’enfance

Plan détaillé


I/Une femme extraordinaire mais mystérieuse a. Une poupée vivante -Traits fins -Beaucoup de teintes douces -Insistance sur les couleurs, présentes tout le long du portrait -”surface vernie”, elle est fragile -Ressemble à une poupée de cire : fragile, teintes douces, vernie, etc. “Comme une blanche cire”-Partie la plus travaillée et la plus importante d’une poupée: la tête, c’est ici la seule décrite -Le narrateur n’ose pas l’approcher pour ne pas la briser (aka la vexer) b. Une femme pour qui les défauts ne sont que des qualités supplémentaires -Narrateur insiste vers la fin de son portrait qu’elle a des défauts -Argumente pour convaincre le lecteur que même ses défauts et ses moments de faiblesse sont uniques et beaux -Quand elle est malade=naissance d’un désir pervers de la part du lecteur. Alors que la maladie est repoussante, ici elle devient belle et sensuelle -Cette Albertine change tout le temps de forme (l 24-25)=prend différentes couleurs mais reste tout aussi charmante -Contribue à montrer la perfection de la jeune femme -Pour exprimer la maladie on retrouve le jeu des couleurs: elle reste fine même quand elle n’est pas à sonavantage c. Albertine, un personnage mystérieux tant pour le narrateur que pour le lecteur -Elle a l’air surnaturel, venue d’un autre monde -On ne décrit que son visage, on ne sait rien d’autre d’elle -Elle donne l’impression de tout savoir -Le fait qu’il y ait différentes Albertine donne l’impression qu’elle est indéfinissable-Elle est magnifique d’une manière exceptionnelle, beauté inexpliquée car hors du réel-Elle semble toute puissante sur le monde qui l’entoure

II/Un portrait mené de façon originale a. Un enchaînement de métaphores et de comparaisons troublant -Portrait du commun -Tout le portrait n’est que des enchaînements d’images -Il n’y a pas de rupture, pas d’ordre précis non plus dans le portrait-Organisation originale et peu académique -Très fantaisiste, exercice de style -On a l’impression que l’ensemble du texte est une métaphore filée de la poupée, mais pas de lien particulier entre les propositions -On est transporté dans la tête du narrateur qui est submergé par tout ce qu’il voit -Il semble rester sur sa fin, il s’attarde sur des détails insignifiants b. La finesse des images -Images hors du commun -Métaphore de la poupée, images très précises -Attardement sur des détails (l 10) -Métaphores choisies méthodiquement -Hypotyposes nombreuses, on utilise une description imagée -Énormément de comparaisons et de métaphores méliorative qui mettent encore plus en valeur Albertine 2

MAGNIN Quitterie -Références à la nature, apporte un côté léger voire romantique (mvt littéraire) (Analyse de certaines images pour prouver leur richesse) c. Un rythme spécifique -Caractéristique des œuvres de Proust: les très longues phrases avec de nombreuses subordonnées. Donnent un rythme long au récit, comme si le narrateur voulait s’attarder sur chaque détails du visage d’Albertine-Ponctuation inégale tout au long du portrait -Rythme soutenu soutient l’attention du lecteur et le suspens -Nombreuses apodoses (chutes)

III/Derrière la fascination du lecteur, un auteur meurtri par des amours déçus a. Une subjectivité explicite -Emploi du je narrant -Portrait tellement mélioratif qui ne peut pas être objectif -Totalement assumée par l’auteur qui ne s’en défait pas tout le long du récit (Montrer l’emploi de la subjectivité) b. Une chronologie des évènements très précise -Récit rythmé par les “jours”, références au passé et au présent -Beaucoup de connecteurs qui montrent une organisation interne du portrait -Toutes les indications temporelles rendent le portrait vraisemblable, même si Albertine a cet aspect surnaturel, elle échappe au réel -Emploi “à cette époque” c. Un amour d’enfance déçu -Le narrateur essaie tout du long de nous convaincre que Albertine vaut la peine d’être décrite, c’est unenécessité autobiographique -L’auteur attache beaucoup d’importance et s’efforce de présenter le personnage avec passion, comme pour compenser le souvenir de cet amour déçu -Même encore aujourd’hui, elle ne le laisse pas indifférent -Personnage marquant pour l’auteur étant donné comment il se rappelle de chaque détail du visage d’Albertine-Précisons que A la recherche du temps perdu est une autobiographie cachée de Proust


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