Terminale ES, Un foyer de conflit:Le proche et Moyen Orient, foyer de conflit depuis la 1ère guerre

Mis à jour : juin 11


Géopolitique :l’étude des espaces géographiques à travers l’outil de l’analyse politique. Sur tous les espaces de la terre, il existe des enjeux, des rivalités, des conflits entre différents acteurs. Ces enjeux peuvent être très divers : politique, économiques, religieux, culturels ou environnementaux.

Conflit :la notion de conflit signifie des heurts, des violencespouvant aller jusqu’à un conflit ouvert et déclaré :on parle alors de guerre. Les conflits peuvent être entre états ou a l’intérieur même d’un état,ce qui constitue dans ce cas une guerre civile. Attention, il existe aussi des conflits plus diffus comme le terrorisme, la guérilla ou la piraterie.

La terminologie de proche et moyen orient: complexe, pas quelque chose de clairement défini, avec des frontières mouvantes : cette appellation recouvre des réalités différentes

Moyen orient :ça vient de l’anglais, une expression de la diplomatie anglaise« middle east »qui recouvre la zone comprise entre l’Egypte et l’inde, c’est-à-dire leurs deux colonies, région qui fait jonction entre l’inde et l’Egypte, deux grands pôles de leur empire colonial. Aujourd’hui, les états compris dans cette zone : Turquie au nord jusqu’à la péninsule arabe au sud et de l’égypte a l’ouest à l’Iran a l’est

Le proche orient: vient plutôt de la diplomatie française, terme ancien : un orient qui est proche géographiquementpour les français depuis le 17e, ou ils se sont implanté: l’est du bassin méditerranéen, on lui oppose l’extrême orient, un orient proche géographiquement mais pas seulement, un orient proche culturellement: historiquement, pour eux, c’est une zone d’influence et notamment car ils y protègent des chrétiens d’orient depuis François premierqui avait passé un traité avec le sultan Soliman le magnifique, sultan des khalifats moyen orientaux, le « traité des capitulation »ou « le régime des capitulations » : qui fixe les droits des occidentaux dans cet empire ottoman : ils ont le droit de circulé, de vendre, d’être jugé dans un tribunal : traité d’amitié. Ce traité n’existe plus : aboli depuis la 1WW, mais les français ont gardé cette proximité géographique et culturel avec le proche orient

Le proche orient comprend une partie du moyen orient (partie ouest) : Turquie, Egypte, Syrie, Israël, Palestine et Liban.

Ce proche et moyen orientc’est un véritable carrefourdepuis des millénaires. C’est le berceau culturel et religieux: c’est dans ce proche et moyen orient que sont nés les 3 grandes religions monothéiste mondiale. Notre étude ce porte sur l’après première guerre mondialecar elle fait date charnière car c’est a ce moment que l’empire ottoman est démantelé et de nouvelles frontières et de nouveaux états vont naitre et être place sous la domination des européensnotamment la France et le RU, et c’est notamment de ces frontières que vont naitre de nombreux conflits.

C’est donc bien un foyer de conflit très complexe, quasiment insoluble : cette zone se situe dans l’arc des crises, les intérêts géostratégiquesy sont multiples, zone sensibleou les conflits à l’intérieur et les convoitise venant de l’extérieur sont sources de multiples crisesqui ont une grande résonnance internationale alors que les conflits sont en son sein : pk ils ont une telle résonnance ?

Prob : Pk les conflits du proche et moyen orient ont-ils une telle résonnance a l’internationale ?

II l’histoire complexe de cet espace

III nous ferons une partie entière sur la naissance du fondamentalisme religieux

I une région complexe qui concentre de nombreux enjeux :

A la situation géographique :

1) une région qui est en position de carrefour :

Historiquement c’’est une zone de passage, de contact particulièrement entre l’Europe et l’Asie,un espace ouvert.

historiquement : IIIe millénaire avant JC : le long du croissant fertile : cette zone entre le golf persique et la Turquie : les premières grandes civilisations: babylonienne et sumérienne. le croissant fertile: là ou est né les premières écritures (cunéiformes), les premières villes, civilisations riches culturellement et économiquement : a toujours attirée les convoitises (ex Alexandre le grand, route de la soie) : Bagdad = 1ere ville en nombre d’habitant au MA, carrefour ou toutes les route convergent, depuis l’Europe, l’Asie : les routes commerciales transitent par cette région.

Cet espace de transitcontrôle de grands itinéraires commerciaux, maritimes et terrestres. Les grandes routes maritimes qui le « traversent » bénéficient de points de passage hautement stratégiques tels que le canal deSuez, les détroits de Bab el-Mandaben Mer Rouge et d'Ormuz, dans le Golfe persique.

Ces axes d'échanges ont, au cours des siècles, constitué des enjeux majeurs pour la circulation des marchandisesentre l'Europe et les Indes puis l'Europe et l'Extrême-Orient. Aujourd'hui, ces routes maritimesjouent un rôle fondamental dans le processus d'acheminementdes ressources pétrolières. Près de la moitié du pétrole transporté dans le monde provient du Moyen-Orient. Il est chargé en Méditerranée orientale, dans le Golfe persique ou en mer Rouge à destination du Japon ou de la Chine (via le détroit de Malacca), de l'Amérique du Nord et de l'Union européenne.

Enjeu stratégiquepour savoir qui va contrôler ce canal. Le canal est contrôle pendantlongtemps par la France et le ru

Convoitise extérieur au XIX : les convoitises de plusieurs grandes puissances comme :

- la grande bretagnepour qui c’est la zone qui fait la jonction entre ses deux grandes puissance : nécessité de sécuriser cette zone que l’on appel la route des indes.

- la France,qui a des intérêts culturels mas aussi économique : comporte des ports sur le littoral syrien, libanais et se veut protectrice des chrétiens d’orient

- la Russie :au nord avec la Turquie, ils veulent un accès à la mer avec la Crimée. Guerre de Crimée en 1954 contre les européens dans le but de récupérer ces territoires : permettrait l’accès à des détroits : le Bosphore et le Dardanelles qui permettrait un accès facilité à la mer. Un débouché maritime très convoité par les russes qui ont des accès au nord qui sont gelé ;

2) C’est aussi un enjeu démographique, pression sur milieu et nucléaire :

Aujourd’hui la pop du PO et Mo est une populationrelativementnombreuse : 370 millions en 2025, un foyer de peuplement, dans laquelle se pose la problématique de l’accroissement de la population, une région dans laquelle la transition démographique est en cours, donc la population va continuer dans un premier temps a s’accroitre fortement, elle est en moyenne de 4 enfants par femmesen âge de procréer. C’est en baisse, moins qu’il y a 40-50 ans.

Explications d’un taux aussi élevé :

- analphabétisation des jeunes filles qui contribuent à ces taux : pas éduquer a la maitrise des naissances,

- le poids des traditions (religieuses, importantes dans cette région : une femme ne peut pas ne pas se marier),

- contraception peu développé (soit parce qu’on ne veut pas soit parce qu’on ne sait pas, peu diffusée).

- Ca peut-être un choix politique, on considère que la population nombreuses est une forme d’armement, également :

- beaucoup de mortalité donc beaucoup d’enfants pour être sûr qu’un certain nombre arrivent à l’âge adulte.

ð Une énorme partie de la population est très jeune: les moins de 15 ans représentent plus de 50% de la part de la population

En quoi est-ce un problème ? il faut fournir des moyens de répondre a leurs besoins: nourritureet surtout l’accès à l’éducationmais aussi logement, emplois

d’où des problèmes et des pressions sur les ressources et les milieux.

Pressions :

Globalement, c’est un milieu naturel contraignantavec des déserts, des régions montagneuses, des régions arides…

Une sécheresse marqué, dans laquelle une population en augmentationpuise beaucoup dans les ressourcesnotamment sur l’eau, pression sur l’eau, or les régions ou l’eau est disponibles sont souvent rares

le problème du nucléaire :

Un seul pays de cette région a officiellement développé l’arme nucléaire: l’Israël qui fait partie du club très fermé des puissances nucléaires mondiales,

Mais à côté de ça, il y a d’autres états qui pourraitavoir développé l’arme nucléaire: suspicions qu’ils l’ont ou qu’ils sont en train de la développé. On a bcp soupçonné l’Irak qui développait des armes de destruction massives chimique.

Mais le problème aujourd’hui vient surtout de l’Iranqui est accusé de mettre en place des programmes nucléaire et de son utilisation potentielle. Soit elle est utilisée au civil (électricité)soit dans le militaire (arme de destruction massive). Iran est le grand ennemi de l’Israël, les tensions inquiètent

La communauté internationaleest intervenue pour s’assurer que l’Iran ne développerait pas d’arme nucléaire en tant qu’utilité militaire, en contrepartie de ressources ou de fin d’embargo. Mais ce traité signé en 2015 aux accords de vienne, est en péril : Trump s’est retiré de l’accord : un des piliers géostratégique se retirent, donc peu d’assurance que l’Iran ne fasse pas de même

ðLes préoccupations géostratégiques sont nombreuses et se doublent de tensions a la fois culturelle est religieuse :

B la mosaïque humaine :

Visionnage d’une interview de France 3 : Antoine Steir, un journaliste géopoliticien qui travail au centre d’étude et de réflexion sur le moyen orient. Il évoque les contrastes culturelles et religieux.

Tensions religieuses :

Tensions entre les 3 grandes religions, mais aussi entre elles avec de nombreux courants et divergences au sein de chacune des religions (ex sunnites et chiites)

Des communautés ethniques et des communautés religieuses :

1) La diversité ethniques et culturelles :

Le Moyen-Orient forme aujourd'hui un ensemble qui comptabilise plus de 370 millions d'habitants. Sur cet espace cohabite, plus ou moins harmonieusement, une mosaïque de peuplesqui se côtoient depuis des siècles :

3 grands groupes humaines, ethniques, ensemble culturelqui se partagent l’influence dans cette zone :

- les turcs, un peuple a part (quasiment à 80 millions, installé principalement sur le plateau anatoliens en Turquie, au nord-ouest

- les arabes, les plus nombreux, plus de 90 millions présent en majorité dans toutes la péninsule arabique, l’égypte (partie sud et centrale)

- les perses, la partie est, notamment à Téhéran.

il y a également des minorités ethniques: notamment les kurdesqui n’ont pas vraiment de territoire,

Les kurdes :ethnie minoritaire qui sont a cheval sur la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran : sont un peuple qui n’ont pas d’étatet qui sont dispersés sur 4 états de la zone du PO et du MO.

Diversité linguistique : les plus grands groupes de langues :

- langues sémétiques= l’arabe et l’hébreu

- les langues ouralo-altaïques = turc, langue du caucase et l’afghan

- langues indo-européennes= grec, arménien, iranien et kurde

ð il existe une grande variété ethnolinguistique

diversité religieuse :

trois religions principales : islam, christianisme, judaïsme

- majorité de musulmans,mais même au sein du monde musulme, il existe des divisions : les sunnites(courant majoritaire à 90%) et les chiites mais aussi les druzeset les alouites etc. Les sunnites sont les plus nombreux saut en iran où le chiisme est la religion d’état et en Irak. D’importantes minorités chiites vivent également en Syrie et au Liban. Le désaccord porte sur la succession du Prophète Mahomet. Les chiites refusent la déposition (661) de son gendre, Ali, alors Calife, c'est-à-dire successeur de Mahomet

- Il existe des minorités juives, particulièrement au proche orient, en Israël. - Selon la tradition juive,le Judaïsmeserait né en 1850 avant J.-C., au moment où le patriarche des trois religions du Livre,Abraham, quitta sa terre natale pour se mettre en route vers la terre que Dieu lui avait promise : la Palestineactuelle. De nombreux experts estiment aujourd'hui que l'épopée d'Abraham ne serait peut-être pas historique. Ce qui est certain, c'est que la région que l'on appelle Palestine fut sous domination israëlitedu début du 12esiècle avant J.-C.à587 après J.-C. Par la suite, ces communautés juives se dispersèrent dans tout le Moyen-Orient. Ainsi, avant la création de l'État d'Israël(1947-1948), plus de 900 000 Juifs vivaient dans tous les pays du monde arabe confondus. Aujourd'hui, ils sont 5,7 millionsà résider dans l'État d'Israël, et très peu à vivre dans les pays du monde arabe.

- Les chrétiens d’orient :minorités catholiques, maronites et coptes mais aussi des chaldéens, assyriens et nestoniens. Le christianisme est né dans cette région, il reste de fortes minorités, notamment chrétienne en Egypte, au Liban, en Syrie et en Irak. Les 11 Églises chrétiennes orientales présentes au Moyen-Orient (Coptes, maronites, greco-orthodoxes, greco-catholiques, arméniens-orthodoxes, arméniens-catholiques, chaldéens, assyriens, syriaques, protestants...) formentune communauté historique. Elles sont les héritières et les descendantes d'une implantation religieuse très ancienne, bien antérieure à la naissance de l'Islam. On y compte aujourd'hui environ 11 millions de chrétiens de rites orientaux.

L’islamisme est une idéologie basée sur la charia, la loi coranique vue comme étant la seule loi véritable, en opposition à l’occident, vu comme colonisateur et décadent.

Avec les p 30 a 33 : en quoi Jérusalem est-elle une ville stratégique au proche et au moyen orient ?

Cours où j’étais absente à récupérer

2) la présence des lieux saints des trois grands monothéismes :

Concentration des lieux saints des trois grands monothéismes

Les trois religions ont leurs berceaux et leurs villes saintes au Moyen-Orient :

- Jérusalemcontient dans un périmètre très limités des lieux sacrés pour les 3 grandes religions :

- les Juifs(le mur des Lamentations, seul vestige du temps de Salomon détruit en 70, s'y trouve),

- les chrétiens(l'église du Saint-Sépulcre= le lieu où Jesus a été enterrée. et le Dôme du Rocher),

- les musulmanspuisque la mosquée Al-Aqsaest considérée comme le troisième lieu saint de l'islam ;

Jérusalem tient donc bien son nom de «ville trois fois sainte »

Il existe des tensionsparticulièrement entre juifs et musulmanspour savoir qui aura la « main mise » sur Jérusalem.

Jérusalem est ainsi coupée en deux entre le coté est au palestiniens et le côté ouest au juifs, Alors que le statut de la ville est neutre puisqu’international selon l’ONU depuis 1948.

- La Mecque(où est né Mahomet, pierre noir qui est idolatrée et dont le pèlerinage est l’un des piliers de l’islam pour tous ses fidèles, à faire au moins une fois dans sa vie) et Médine(endroit où se réfugie Mahomet en 622 en y créant la première communauté musulmane) constituent les deux principaux lieux saints pour les musulmans des deux courants ;

- Kerbala, Nadjafet Coufa(Irak) sont des lieux saints spécifiquement chiites.

B)Des ressources convoitées.

1) Les hydrocarbures :

La rareté et l’inégale répartition des richesses naturelles sont à l’origine d’un grand nombre de conflits :

Le pétrole est toujours l’une des ressources stratégiques les plus importantes de la planète : contrôler le pétrole c’est contrôler une manne financière telle que les réserves qui font l’objet de toutes les convoitiseset sont jalousement gardées par les pays producteurs.

- La première région pétrolière du monde

La productionet l'exportation d'hydrocarbures(pétrole et gaz) constituent la première source de richesse au Moyen-Orient.Le Moyen-Orient recèle prèsdes des réserves mondiales de pétroleestimées et plus de 40 % des réserves gazières connues.

Le Moyen-Orient est devenu un lieu majeur de production couvrant une part essentielle des besoins énergétiques mondiaux. Le MO vend un baril sur deux dans le monde

Le pétrole est la principale richesse du MO et l’exploitation des hydrocarbures donne une dimension géostratégique à la zone.

Historiquement, les premiers gisements sont découverts au début du 20esiècle, explorés en 1908 en Perse.L’exploitation a commencé au bénéfices de grandes compagnies européennes et américaines(comme Standard Oil, British Petroleum, Royal Dutch Shell). En février 1945, rencontre entre le roi Abdulaziz Ibn Saoud, fondateur de l’Arabie Saoudite en 1932 et Roosevelt : accord de protection militaire contre exploitation pétrole.

Cependant, à partir des années 50, les pays producteurs parviennent à imposer leur contrôle sur la production et les prix. Les Etats se réapproprient peu à peu les ressources,notamment vers 1960 en rachetant la part des majors ou en nationalisant. En 1960, Iran, Irak, Arabie et Koweït fondent l’OPEP,pour peser sur les cours mondiaux.

Cette terre est donc devenue un lieu de production majeur qui couvre une partie essentielle des besoins énergétiques des pays développés et en développement. États-Unis, Union européenne, Chine et Inde ont une très forte dépendance énergétique à leur égard.

Des écarts de richesse énergétique très marqués entre les pays qui composent le Moyen-Orient

Ainsi, pour le pétrole, les part des réserves mondiales prouvées sont :

· Irak 8% / Koweït 8% / Arabie Saoudite 22% / Iran 11% / Qatar 4% / Emirats arabes unis 5%.

Le pétrole est à la base du système mondiale de production. La question de la sécurité des approvisionnements est essentielle dans une région où l’instabilité géopolitique est latente.

Les revenus tirés ru pétrole (3$ le baril en 1970 à 100$ en 2011) apportent aux Etats producteurs une manne financière très importante qui leur permet parfois de diversifier leurs activités en investissant dans les pays développés (télévisions, club de foot, achat de la dette…).

Localement, la richesse en hydrocarbures doit être nuancée: les pays producteurs majeurs sont l'Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis.Certaines régions, certains États ne disposent pas de cette manne économique. C'est le cas d'Israël, du Liban, de la Jordanie et de la Turquie.En 2012, le PIB par habitant du Qatar (qui possède du pétrole) atteignait 80 000 dollars alors que celui du Yémen (qui n'en a pas) peinait à dépasser les 2 500 dollars.

ðLe pétrole est ainsi non seulement un avantage économique mais est aussi un objet de convoitise, source de tensions et arme politique

• Le pétrole, est à l’origine de conflits :

C’est un facteur de conflit lorsqu’il s’agit de fixer les prix de vente du baril, ou lorsque plusieurs états se disputent la propriété des gisements :

La guerre de Kippour en 1973,pétrole utilisé comme moyen de pression sur les pays industrialisés qui soutiennent Israël, provoquant le premier choc pétrolier.

La guerre Iran-Irak (1980-1988) est un affrontement entre deux volontés hégémoniques pour le contrôle du Golfe de deux puissances pétrolières.

Cas également de la première guerre du golfe en 1991.

- Après la fin de la guerre contre l’Iran (1988), souhait de l’Irak de demeurer un acteur clé dans la région, sans laisser les seuls Etats-Unis protéger le Golfe et régler la question palestinienne. Ambitions régionales + nécessité de relever son économie entraîne tensions avec d’autres producteurs d’hydrocarbures. Ces tensions se cristallisent au Koweït, petit émirat indépendant depuis 1961 et peuplé de 2 M d’habitants (17 M pour l’Irak). il reprochait au Koweït (en plus de convoiter ses gisements pétroliers) de produire trop de pétrole, ce qui maintenait les prix bas.

- 2 août 1990 : l’Irak envahit le Koweït.Guerre du Golfe. L’atteinte à une source d’approvisionnement en pétrole des occidentauxentraine une réaction immédiate : L’Irak est vaincue en février 1991par une coalition internationale de pays occidentaux et arabes afin de restaurer la souveraineté du Koweït et donc de défendre leurs intérêts énergétiques.sous l’égide de l’ONUet dirigée par les Etats-Unisau cours de l’opération tempête du désert.. Montrer ainsi l’internationalisation du conflit et la résonance qu’il a au niveau planétaire.

Des pays aux forts potentiels de productionqui sont pourtant en sous-production

Certains États du Moyen-Orient sont soumis à des contingences politiquesqui limitent et freinent leurs productions:

- L'Iran, par exemple, dispose d'un potentiel en gaz gigantesque, mais n'en exploite que 5 %. Le contexte géopolitiqueexplique cette situation : le dossier nucléaire iranien et les sanctions énergétiques qu'il a suscitées bloquent, pour le moment, toute possibilité d'exploitation des ressources gazières du pays.

ð Attisant les convoitises, le pétrole contribue à l’’instabilité de la région. Mais, tout au long du XXe siècle, il est aussi le principal facteur d’intégration du MO dans l’économie mondiale.

2) L’eau.

Le Moyen-Orientest, dans sa quasi-totalité, situé dans une zone arideoù les pluies sont rares et l'évaporation intense.Dans le contexte conflictuel du MO, la gestion de l’eau, ressource rare et inégalement répartie (conditions climatiques, rareté / irrégularité de la ressource) est un enjeu stratégique.

Aridité :Insuffisance en eau résultant de la faiblesse des précipitations, souvent associée à des températures élevées.

Pénurie :manque de ce qui est nécessaire, insuffisance

Comme le pétrole, elle peut être un simple instrument de puissance pour s’imposer comme leader régional. Mais elle peut aussi être la finalité d’un conflit.

Les délimitations frontalières conflictuellesdans la région participent à la tension entre certains Etats, d’autant que les prélèvementssont grandissants à causede l’accroissement démographiqueactuel, le développement de l’urbanisme et le développement des cultures irriguées qui augmentent les besoins.

L’aridité naturelle devient de plus en plus contraignante du fait de la croissance démographique, le manque d’eau attise les tensions. Les pays riches du Golfe Persique dessalent l’eau de mer, mais le processus est très coûteux. Le manque d’eau dans certains pays provoque un stress hydrique.

Un stress hydrique,qui peut également être une pénurie d'eau, est une situation dans laquelle la demande en eau dépasse les ressources en eau disponibles.

Il existe une véritable inégalité des États dans ce domaine. Cours d'eau et nappes phréatiques ne parviennent pas toujours à répondre aux besoins agricoles, industriels et urbains. La Libye, la Jordanie, les Territoires palestinienset Israëlsont les pays les plus menacés par la pénurie.

80 ans de conflits à propos du Tigre et de l'Euphrate

Le phénomène d'interdépendancedes États partageant le même bassinversant est fréquemment source de tensions : en effet, l’eau, ne s'intéresse au tracé des frontières. Les revendicationsdes pays situés en amont(qui considèrent que les quantités qui leur parviennent sont insuffisantes) ne sont pas toujours conciliables avec celles des pays situés en aval :ils cherchent à mettre en place des barrages pour irriguer, et de fait, mettent en difficulté les pays en aval :

Les tensions peuvent, par exemple, être très vives entre la Turquie(qui contrôle les sources des fleuves Tigreet Euphrateet construit les barragesqui l'arrangent), et la Syrie ou l'Irak qui sont en aval.Ce sont des zones dites « hydro conflictuelles », car les tensions peuvent dégénérer

Dans la vallée du Jourdain ensuite, le contrôle des eaux est aussi un élément essentiel du conflit entre Israéliens et Palestiniens. Les Israéliens mènent une politique d’impérialisme hydrologique.

II Une histoire diplomatique et politique très complexe.

A)Une zone sous influence étrangère

L’histoire du Proche et Moyen Orient depuis la fin de la Première Guerre mondiale est largement marquée par l’influence des grandes puissances. Dans les années 1920 et 1930, Français et Britanniques se disputent le contrôle de la région, les seconds imposant finalement leur influence avant d’être conduits à s’en retirer au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

1) De la fin de la Première Guerre mondiale à 1948 : les rivalités franco-britanniques.

Le MO devient un espace stratégique pour les puissances européennes.

empire ottoman :empire fondé à la fin du XIIIe. Dirigé par un sultan. Il s’étend au XVII de la péninsule Arabique à l’Europe centrale et à l’Afrique du nord.

Au XIXe siècle, l’empire ottomanentame un long déclinsous la pression de la Russie et d’une Europe conquérante. Les sultans font le choix de s’allier à l’Allemagne qui présente pour eux l’avantage de ne pas avoir d’ambitions en Méditerranée.

Pour les Britanniques, cette région est un espace stratégique de contrôle des routes commerciales reliant Londres à son Empire des Indes.

La région contient aussi 66% des réserves mondiales de pétrole, qui est devenu une ressource vitale pour les économies des pays industrialisés.

Dès lors, le MO pétrolifère devient un enjeu essentiel pour les puissances occidentales.

Pendant la 1èreGM, Français et Britanniques ont promis à la dynastie des Hachémites (selon la tradition, les descendants en droite ligne de l'arrière-grand-père deMahomet, dominent La Mecque), un Etat arabe unifié dès la fin du conflit, en échange de leur soutien contre les Ottomans.

Or, en mai 1916, les accords Sykes-Picotsont signés secrètement entre France et RU, et prévoient le partage des territoires arabes de l’Empire ottoman au profit de la France et de la GB selon leurs intérêts.

Ce partage donnant naissance à de nouveaux Etat, est entériné par la SDN en 1920, traité de Sèvres, qui confie des mandats aux 2 puissances pour mener les peuples vers l’indépendance.Mandats français (Syries et Liban actuels) et britanniques(Palestine, Transjordanie et Irak).

Un mandat est donc bien un pouvoir accordé par la SDN à un Etat pour gouverner en son nom un territoire sans autorité reconnue.

Le découpage des territoirene tient pas compte de la volonté des peuples, De nombreux affrontements trouvent leur origine dans la contestation de ces frontières imposées. Ainsi, les Européens tracent des frontières sans se soucier des réalités du peuplement. Ignorant les structures traditionnelles du système ottoman fondé sur l’autonomie des communautés religieuses et/ou ethniques, les puissances occidentales imposent leur modèle de l’Etat-nation.

- La notion de frontière étatique n’a donc pas de sens pour ces peuples, qui n’ont pas de réelle conscience nationale.

- Certaines frontières rassemblent des peuples qui ont du mal à coexister en paix. D’autres au contraire séparent des groupes de même identité, à l’exemple du peuple kurde.

- Les frontières sont le legs de la période de domination européenne, les frontières politiques ne coïncident pas avec les frontières culturelles.

r Par les mandats, les puissances européennes s’opposent aux nationalistes arabes, qu’ils soutenaient pourtant par l’intermédiaire de Thomas Lawrence (dit Laurence d’Arabie, archéologue et diplomate anglais chargé par le Foreign Office d’obtenir le soutien des Arabes dans la lutte contre les ottomans. Il a servi d’intermédiaire Il avait promis de former un état arabe unifié, aurait pu avoir un immense état. Le Nationalisme s’est développé

Une des sources du fondamentalisme religieux

Ainsi, les Etats jouent des différences confessionnelleset s’organisent autour de groupes humains soutenus par les puissances :

- RU encourage le sionisme(et souhaite la création d’un foyer national juif en Palestine) et le nationalisme arabeincarné par le mouvement hachémite. Cf déclaration Balfour.

- La France souhaite dominer en Syrieau nom de la protection des catholiques d’Orientet dans une logique impériale (PO = prolongement naturel de ses possessions au Maghreb). Elle favorise la création du Liban (indépendance proclamée en 1941 et officiellement reconnue en 1945).

Certains territoires acquièrent leur indépendance dans l’entre-deux-guerres :

- Fondation de l’Arabie Saoudite en 1932 par l’émir wahhabite Abd al-Aziz Ibn Saoud.

- Les Britanniques accordent l’indépendance à l’Irak en 1932 et l’Egypte en 1936.

- En Perse,les militaires renversent l’Empire des Qajar et le pays devient l’Iran, accédant à l’indépendance en 1935.

- La Turquie devient une république laïque dirigée par Mustapha Kemal Atatürk (1924)

Le cas turcest original car c’est le seul Etat qui a échappé à la domination directe des Européens. la Turquie s’est lancée, à l’initiative de Mustapha Kemal,dès les années vingt dans une politique volontariste de modernisation et de laïcisation; longtemps de nature autoritaire, le pouvoir a connu une évolution démocratique.

· Le kémalisme entend porter le changement au cœur de la société, sur la base d’un système politique centralisé et autoritaire, avec un parti unique.

· La politique de laïcisation, conduite dès les années 1920 (abolition de califat en 1924, Constitution de 1928 qui ne reconnaît plus l’islam comme religion d’Etat, revendication de la laïcité comme principe de l’Etat turc en 1937),

· Occidentalisation, droit de vote des femmes, port non obligatoire du voile, modernisation, changement d’alphabet...

Califat :dignité de celui qui dirige l’ensemble des musulmans, n’existe plus depuis 1924.

problèmes nombreux liés à une grande fragilité de la notion d’Etat-nationdans la zone et l’absence de tradition démocratique.Marqués par la domination d’un groupe communautaire religieux, ethnique ou tribal,

ð La puissance des sentiments nationalistes à l’origine de la dislocation de l’empire ottoman, la présence britannique de plus en plus contestée ainsi que l’importance stratégique et économique de la région, font du proche et du moyen orient une zone fragile et convoitée.

Pendant la guerre froide, Proche et Moyen-Orient sont des espaces situés au cœur de la rivalité entre les Etats-Unis et l’URSS.

a) Les deux grands en concurrence au MO :

- Chercher des info qui montrent l’implication des EU puis de l’URSS dans la zone après la fin de la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de la guerre froide et de la bipolarisation du monde (alliance, pays influencés)

- Expliquez la crise de Suez et en quoi elle marque un rapprochement entre les 2 Grands dans la zone.

- Montrez les changements d’alliance au PO (pays sous domination EU passés à l’URSS et vice et versa) avec l’exemple de l’Egypte et de l’Iran

- Expliquer l’intervention soviétique en Afghanistan en 1979

- Expliquer certaines rivalités internes au MO, notamment la guerre Iran/Irak à partir de 1980.

La fin de la Seconde guerre mondiale correspond à la fin des dominations coloniales dans la région.

La 2WW met fin au système de mandat et les états accèdent à l’indépendance. L’Irak est déjà indépendante depuis 1932, le Liban, la Syrie et la Jordanie le deviennent en 1946. Le RU quitte la Palestine en 1948 et accorde l’indépendance au Koweït (1961), au Yémen (1967) et aux Emirats du Golfe (1971).

Dans le contexte de bipolarisation du monde, les EU comme l’URSS cherchent à se constituer des alliés dans la région.

Finalement, la GF débute au MO! Durant la guerre froide, les États-Unis et l’URSS s’affrontent dans la région par alliés interposés, transposant leurs rivalités et jouant des divisions régionales.

Par la suite, l’influence des États-Unis (notamment par le soutien privilégié à certains régimes, voire par des interventions directes) se fait ressentir jusqu’à nos jours.

L’enjeu stratégique pour les EU : dans la perspective d’endiguer l’expansion communiste. La région représente en effet la ceinture méridionale de l’URSS.

Pour les Américains, la présence dans la région se justifie par la présence des lieux saints,l’emplacement stratégique de la région et bien sûr les immenses réserves pétrolifères.

Le MO entre dans la logique des blocs,avec les nationalistes arabes qui se rapprochent de l’URSS.

- Israël, soutenu par l’URSS dans la guerre de 1948, se rapproche ensuite des EU pour en devenir un allié de référence dans la région.

les États-Unis veulent protéger leur approvisionnement en pétrole et endiguer la progression du communisme dans une zone stratégique : En 1955, les EU signent aussi le pacte de Bagdad, qui rassemble Irak, Turquie, Pakistan, Iran et RU = OTAN à l’Ouest, OTASE à l’Est : le Pacte de Bagdad au Sud permet aux EU de verrouiller l’URSS : encerclement total. Utilité stratégique.

- Les Etats-Unis cherchent à contenir l’influence de Nasser et du nationalisme arabe en apportant leur soutien aux régimes conservateurs (Jordanie, Arabie saoudite), en intervenant (Liban, 1958), en tenant de dialoguer avec le dirigeant égyptien Nasser

Pour les soviétiques,il s’agit de se faire reconnaître une zoned’influence dans la région par les Occidentaux. Pour y parvenir, l’URSS essaie d’exploiter à son profit le nationalisme arabe notamment en Égypte, en Syrie et en Irak

Irak, Syrie, Egypte et Palestiniens se rangent ainsi du côté soviétique, en échange d’un soutien politique, financier et militaire.

ces alliances peuvent changer :

- en 1979 la révolution islamiste iranienne de khomeini rejette l’alliance américaine ;

- lors de la guerre iran-irak L'Irak de Saddam Hussein fut soutenu à la fois par les États-Unis et l'URSS.

b) La crise de Suez en 1956 marque la perte d’influence des anciennes puissances et un rapprochement entre les deux grands :

En juillet 1956, le prédisent égyptien Nasser se rapproche des Soviétiques et décide de nationaliser le canal de Suez, dans le but de financer un projet de barrage (Assouan) afin d’enrichir l’Egypte et la sortir du sous-développement).

Les principaux actionnaires (France et GB) réagissent avec leurs réflexes de vieilles puissances coloniales. Elles préparent avec Israël une opération militaire, accords secrets appelés protocole de Sèvres.

· Le 29 octobre, les troupes israéliennes attaquent l’Egypte et envahissent le Sinaï.

· Le 5 novembre, un corps expéditionnaire franco-britannique de 60 000 hommes débarque en Egypte.

· Les Alliés semblent l’emporter rapidement mais les Soviétiques menacent Paris et Londres de leurs missiles et les Américains font pression pour que l’opération soit stoppée. Israël recule.

· Le 27 novembre, les troupes de l’ONU arrivent

· en mars 1957, les troupes israéliennes sont totalement parties.

Contexte de guerre froide : le bit des EU et de l’URSS est de montrer leur puissance et de plus les EU e font les protecteurs de tous les peuples opprimés : la France et le RU ont une attitude colonialiste donc ils interviennent pour rétablir la liberté des peuples à disposer d’eux même.

r Ce conflit est symbolique du changement de rapport de force et de domination dans la région. Un an après, la « doctrine Eisenhower » justifie la présence américaine au MO par « le vide de puissance dans la région », provoqué par la disparition de la France et de la GB.

Les Américains et les Soviétiques sont désormais maîtres du jeu. Ce sont Moscou et Washington qui, par l’intermédiaire de l’ONU, rappellent aux anciennes puissances dominantes qui sont les nouveaux maîtres du monde bipolaire.

Les deux états sont intervenus pour faire plier les anciennes puissances, ils veulent garder la main sur le monde bipolaire, ils se « rapprochent » dans cette crise de suez en faisant des menaces d’utilisation de la force

c) Ces alliances restent stables durant la GF, à l’exception de l’Egypte et de l’Iran.

En Egypte.

r A la mort de Nasser, en 1970, le nouveau dirigeant Anouar El Sadate décide de réorienter ses alliances dans le but de sortir son pays du sous-développement. Il fait donc passer les intérêts de l’Egypte avant le nationalisme arabe :

- Dès 1971, il expulse les conseillers militaires soviétiques.

- Après la guerre de Kippour, il se rapproche des EU

- En 1978, il signe les accords de camps David (paix Egypte-Israël) avec le premier ministre israélien Menahem Begin.

En Iran.

r Au lendemain de la 2ndeGM, l’Iran recherche la protection américaine, contre les ambitions politiques. En 1953, la dictature iranienne du Shah devient une alliée de poids. Le Shah passe alors une alliance stratégique avec la maison blanche.

Il reconnaît Israël et lui fournit même du pétrole contre l’avis de ses voisins arabes.

- Le choc pétrolier de 1973 fait de l’Iran un allié important des EU qui veulent en faire le gendarme du golfe.

- Maisla révolution islamique de Khomeiny amène à la rupture diplomatique. Les EU perdent un soutien de poids dans la région. la révolution islamique en Iran en 1979 : renversement du Shah et arrivée au pouvoir de l’ayatollahKhomeiny, chef religieux chiite

d) L’intervention soviétique en Afghanistan.

L’invasion soviétique de l’Afghanistan s’inscrit dans le contexte de la GF. Pour contrer l’influence des EU au Pakistan, l’URSS soutient l’Afghanistan depuis 1919. Mais l’Etat afghan s’éloigne de plus en plus de Moscou. Pour éviter de perdre de l’influence dans la région, l’URSS décide d’intervenir.

L’URSS voit là l’occasion de contrôler une zone qui donne accès à des ressources pétrolières, mais aussi l’opportunité de réaliser son rêve d’accéder à l’océan Indien.

Dans le cadre de la GF, la réaction américaineest immédiate. Le président Reagan met en place une aide financière et militaire pour soutenir la résistance militaire des afghans, considérés comme des combattants pour la liberté (ceux-là mêmes qui combattront les EU et accueilleront Ben Laden en 2001 = Talibans).

e) En plus du contexte de guerre Froide, de profondes rivalités entre les États.

r Depuis la décolonisation, les principaux États du Proche et Moyen Orient se livrent une lutte d’influence dans la région, qui peut prendre la forme de nationalismes actifs. Les monarchies du Golfe, quant à elles, s’efforcent de contrebalancer la puissance de leurs voisins lorsque ceux-ci paraissent trop ambitieux.

r L’exemple de la guerre Iran / Irak (1980-1988) est très symptomatique de ces tensions internes.

Opposé à l’arabisme laïc de Saddam Hussein, le dictateur iranien appelle la guerre.

L’Irak attaque le 22 septembre 1980.

Très vite ce conflit devient un nouvel enjeu entre l’Est et l’Ouest :

- L’Irak apparaît comme un pays économiquement et militairement puissant, modernisé. Les grandes puissances internationales y voient un pays capable d’évoluer vers la laïcité et la modernisation et faire contrepoids à l’Iran. L’Irak reçoit donc le soutient de URSS, France, Italie, RFA, RU, Arabie, Egypte.

- L’Iran est appuyé par la Syrie, la Libye et rapidement par Chine, Corée du Nord,

La guerre Iran/Irak remet en cause les approvisionnements pétroliers de l’Occident. Or, le conflit s’enlise et se radicalise, dans le but de destituer Saddam.

En 1988, l’Irak reprend le dessus et en juillet, Khomeiny accepte le cessez le feu.

Depuis 1991, l’influence des Etats-Unis perdure mais est contestée.

- Rappelez comment les Eu continuent d’influencer la zone dans les années 90 (pays soutenus, interventions militaires, diplomatie…)

- Rappelez comment la politique américaine dans la région bascule du multilatéralisme à l’unilatéralisme après le 11 septembre 2001.

- Soit par le soutien privilégié à certains régimes : Israël, Arabie saoudite…

- Soit par des interventions directes en 1991, 2001 (Afghanistan), 2003 (Irak).

a) La pax americana des années 1990 = renouveau de l’ONU et espoir d’un nouvel ordre mondial pacifié.

La guerre du Golfe commence en août 1990 avec l'annexion du Koweït par l'Irak de Saddam Hussein Il lui reproche sa politique de forte production qui maintient le pétrole à un prix bas et prive l’Irak de revenus substantiels. Le conflit prend immédiatement une dimension internationale la coalition menée au nom de l'ONU par les États-Unis à laquelle participent nombre d'états arabes vise à préserver l'équilibre du Moyen-Orient. Devant son refus, la coalition intervient par l’opération tempête du désert. Fin février, l’Irak, vaincu, se retire.

Cette 1èreguerre du Golfe apparaît comme une intervention essentiellement américaine, même si elle se fait avec l’aval des Nations Unies.

C’est la 1èrecrise majeure depuis la fin de la GF, elle affirme l’influence des EU.

r Les modes d’ingérence américains peuvent aussi être positifs. Les EU ne cherchent pas seulement à affirmer leur hégémonie dans la région mais aussi à rétablir la paix. Plusieurs initiatives américaines ont permis des avancées :

- la conférence de Madrid pour tenter de régler le conflit israélo-arabe (climat favorable créé pour les négociations d’Oslo en 1993)

- Les EU participent aux négociations sur la fin de la guerre civile libanaise.

cette influence américaine mécontente fortement les mouvements islamistes tels qu’Al-Qaïda les attentats du 11/9/2001 contre les États-Unis puis les invasions américaines en Afghanistan en 2001 et en Irak en 2003 ont renforcé l'anti-américanisme

b) La politique américaine dans la région après le 11 septembre bascule de multilatéralisme à unilatéralisme.

r A l’inverse, les années 2000 sont plutôt celles de la régression, particulièrement dans le conflit israélo-palestinien. Ce sont aussi les années où l’ingérence des EU prend des formes extrêmes, avec notamment une politique unilatérale liée à une nouvelle doctrine stratégique, au lendemain du 11 septembre :

ð L’intervention enIrak en est la parfaite illustration, faite au mépris des règles du droit internationale et de la charte des Nations Unies, dans un pays qui n’a commis aucune agression.

r Dès son arrivée en 2000, l’administration Bush fait du PO un espace où la violence est érigée en dogme. La politique du tout militaire remplace celle de la négociation et du dialogue.

La question de la sécurité du territoire américain devient centrale dans la diplomatie américaine après les attentats du 11 septembre.

ð Le PO devient ainsi un enjeu du dispositif stratégique car il est vu comme la principale région pourvoyeuse de menaces à l’encontre des EU, l’un des axes des forces du mal.

r Le régime irakien de Saddam Hussein est perçu comme dangereux et menaçant. C’est ce qui justifie aux yeux des Américains la 2eguerre du Golfe. Menée sous l’impulsion des EU et leurs alliés, elle débute en mars 2003.

Le président Bush suspecte des liens entre Irak et al Qaida et déplore le manque de clarté du régime irakien concernant la possession éventuelle d’armes non conventionnelles (armes chimiques).

r Malgré l’opposition féroce de plusieurs grandes puissances (Allemagne, France, Russie, Chine), les EU décident, contre l’avis de l’ONU, d’intervenir.

Oussama Ben Ladenmilliardaire saoudien chef spirituel de l'organisation terroriste islamiste Al-Qaïda il commandite les attentats du 11 septembre réfugié en Afghanistan et au Pakistan il est abattu et par l'armée américaine le 2/5/2011

Saddam Husseinprésident irakien de 1979 à 2003 mène une politique expansionniste en s'attaquant à l'Iran puis au Koweït il est renversé en 2003 par l'invasion américaine jugé et exécuté.

Le Moyen-Orient reste sous tension d'abord autour du problème palestinien et de la lutte contre le terrorisme islamiste le printemps arabe opposent les partisans d'une démocratisation à l'occidentale contre ceux qui prônent un repli islamiste. Alors que l'Égypte est contrôlée par l'armée ;Le Yémen l'Irak et là Syrie s'enfonce dans des guerres civiles complexes profitant au groupe islamiste qui persécutent les minorités ethniques et religieuses.

ð ;La récurrence des ingérences extérieures est un élément déterminant de l’histoire du MO. Un grand nombre des conflits qui éclatent dans la région sont lié à une intervention extérieure.

ð Les racines de ces tensions et conflits régionaux sont donc bien de plusieurs ordres : le problème des frontières, la notion d’Etat nation fragile dans une région à l’absence de tradition démocratique et enfin des rivalités fortes entre les Etats de la région.

B Les conflits autour de la création et de l’existence de l’Etat d’Israël depuis 1948 et la question palestinienne.

Un problème régional qui traverse le XXe siècle et dont la portée dépasse très largement les limites du Proche et Moyen-Orient.

1) Les origines et les modalités de la création de l’Etat d’Israël sous l’égide de l’ONU

a) A l’origine de l’Etat d’Israël, le sionisme (mouvement politique).

Le sionismeest un mouvement politique qui s’affirme à la fin du XIXe siècle, visant à la création d’un Etat rassemblant l’ensemble du peuple juif en Palestine.

L’idéal sioniste de création d’un foyer national juif en Palestine apparaît au 19e siècle, dans un contexte de forte progression de l’antisémitisme en Europe (pogroms en Russie dans les années 1880, affaire Dreyfus...).

La volonté de rassembler la communauté juive en Palestine n’est pas nouvelle. En effet, le mouvement sioniste s’appuie sur l’attachement du peuple juif à la Terre Sainte et à Jérusalem qui est au cœur du judaïsme.

- Theodor Herzl

c’est véritablement sous l’impulsion du journaliste et écrivain juif d’origine hongroise Théodor Herzl(1860-1904) que le sionisme se développe. Pourtant, à sa mort en 1904, aucune puissance n’a encore apporté son soutien au projet.

l’ampleur de l’antisémitisme en Europe et de l’impossibilité de l’assimilation. Il devient alors clair pour lui que la seule perspective d’avenir pour le peuple juif réside dans la création d’un Etat juif indépendant.

❒ En 1896, le premier Congrès de l’Organisation sioniste réuni à Bâlese donne comme objectif la recherche d’un foyer national pour les Juifs.

créée l’Organisation sioniste mondialedont il prend la tête. L’objectif du mouvement est clairement défini : il s’agit d’établir en Palestine un « foyer » légitimé par le droit international, puis, dans un second temps, d’organiser l’immigration libre des Juifs en Palestine. la « patrie historique inoubliable des Juifs ».

Le sionisme se diffuse alors rapidement dans le monde.

L’organisation qu’il dirige finance l’acquisition des terres en Palestine. Les terres achetées deviennent la propriété de l’Organisation qui les met ensuite à la disposition des colons.

le sionisme s’organise parallèlement à la montée du nationalisme arabe dans la région.

- Déclaration Balfour

En 1917, en pleine guerre, le ministre des Affaires étrangères britanniqueArthur Balfourécrit

« le Gouvernement de Sa Majesté envisage favorable l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui pourrait porter préjudice aux droits civils et religieux des communautés non juives en Palestine, ainsi qu’aux droits et au statut politique dont les Juifs pourraient jouir dans tout autre pays ».

la Grande-Bretagne s’engage à la formation d’un Foyer juif en Palestine.

La déclaration Balfour est donc un des documents diplomatiques les plus importants de l’histoire du Moyen-Orient au XXe siècle. Elle constitue une grande avancée pour le sionisme politiquequi obtient ainsi une garantie juridique internationale qui lui servira à légitimer 30 ans plus tard la création de l’Etat Hébreu.

Cet engagement est réitéré dans le mandat sur la Palestine confié par la SDN à la GB en 1922.

❒ Mais la déclaration Balfour porte en elle les germes du conflit israélo-arabe et de la question palestinienne: Elle est aux yeux des Arabes la preuve manifeste d’une alliance secrète intolérable entre l’impérialisme britannique et le sionisme. Elle va à l’encontre des promesses faites aux Arabes. La date de la déclaration Balfour est commémorée en terre arabe comme un jour de deuil.

b) Le processus de création de l’Etat d’Israël va s’accélérer après-guerre selon plusieurs facteurs.

multiplication des actes antisémites en Europe années 20 et 30 qui rend urgente la concrétisation de la déclaration Balfour :

En cette période de crise économique, de montée des nationalismeset de remise en cause des valeurs traditionnelles, les juifs deviennent une cible idéale :

- Plus de 100 000 Juifs sont ainsi massacrés en Russie, tandis qu’en Pologne se met en place un antisémitisme d’Etat.

- Dans les années 1930, les pogroms se multiplient en Europe de l’Est.

- Au début des années 1920, l’immigration juive en Palestine reprend activement : plus de 80 000 entrées par an entre 1922 et 1924, parmi lesquels beaucoup de jeunes, animés par la volonté de créer un pays neuf.

migrations juives en Palestine après arrivée nazis

En 1933,l’arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne amplifie le phénomène. Des milliers de Juifs allemands tentent de quitter l’Allemagne et l’Europe centrale au moment où les portes de l’Occident, notamment des EU, se ferment aux Juifs.

Parallèlement, l’Immigration Actde 1924 aux États-Unis ralentit grandement l’immigration en provenance de l’Europe en fixant de stricts quotas par pays. Diverses limitations à l’immigration étaient également instaurées en Europe. Cela explique en partie le choix de la Palestine par les migrants juifs.

⇒ La Palestine apparaît alors comme le seul territoire refuge.

La population juive y augmente considérablement, passant de 170 000 en 1931 (14% de la population palestinienne) à 460 000 en 1939 (24%) et 650 000 (33%).

c) Les premières tensions dans la Palestine sous mandat britannique.

Développement du nationalisme arabe en Palestine

La période mandataire est jalonnée de conflits qui annoncent les conflits futurs. Dès le début du mandat, les Arabes refusent la présence britannique, ce qui donne naissance au mouvement nationaliste arabe. Ils revendiquent le rattachement de la Palestine à la Syrie, et dénoncent le soutien britannique au projet sioniste.

Le Arabes refusent que l’Etat d’Israël soit fondé à leurs dépens. Les Palestiniens ne voient pas pourquoi ils devraient partager leur terre avec les immigrants juifs de plus en plus nombreux.

Le grand défi du sionisme est donc aussi de faire face à l’hostilité de la communauté arabe. Le conflit est inévitable.

Exemples d’affrontements entre les 2 communautés depuis 1918

Le 1er affrontement entre Arabes et Juifs a lieu au moment de la célébration du 1er anniversaire de la déclaration Balfour, le 2 novembre 1918.

En 1920 ont lieu les 1ère émeutes antijuives à Jaffa, D’autres suivent dans les années 1920, aboutissent en 1929 à un véritable pogrom dans le pays

Les années 1930 sont celles d’un embrasement qui emporte la Palestine dans la violence.

En 1936 éclate la grande révolte arabequi conduit à des graves affrontements et prend fin en 1939, sous la répression britannique.

Le fossé entre les deux communautés s’est creusé.

Les Britanniques sont obligés de proposer une solution politique. Dès lors, le partage de la Palestine en fonction de la répartition de la populationapparaît comme la seule formule possible.

Politique des Anglais : Livres Blancs

Devant l’hostilité des Arabes de Palestine,Londres change de politique vis-à-vis du mouvement sioniste. Après avoir soutenu l’immigration juive vers la Palestine, elle impose une série de Livres blancs (1939) limitant strictement les quotas d’immigrants juifs et d’achats de terres.

Ce dispositif n’est pas infléchi durant l’avènement du nazisme, à un moment où les Juifs cherchent pourtant à fuir les persécutions dont ils sont victimes en Europe.

Ainsi,pour obtenir le soutien des classes dirigeantes arabes,les Britanniques ont abandonné à leur sort les Juifs menacés par le régime nazi.

Par ailleurs, ils prônent désormais l’indépendance de la Palestine pour les Arabes : ressentiment de la communauté juive.

d) La naissance de l’Etat d’Israël.

Attentats contre anglais (Haganah et Irgoun)

En 1945, après la révélation de la Shoah et la découverte des camps de la mort, les événements s’accélèrent. La communauté internationale prend conscience de l’ampleur de l’extermination et de la nécessité de créer un Etat refuge pour le peuple juif, exilé et persécuté.

Au même moment, les Britanniques, considérés indésirables, font l’objet d’attentats de la part de groupes indépendantistes extrémistes juifs(Haganah et Irgoun, groupe paramilitaires d’autodéfense). Ils veulent quitter la Palestine.

Les dirigeants britanniques confient donc à l’ONU le soin de proposer une solution à la question palestinienne.

utilisent leterrorisme comme stratégie militaire afin d’accélérer l'établissement d’un État juif indépendant. Leur violence est dirigée contre les autorités britanniques qui gouvernaient la Palestine et contre la population palestinienne sur tout le territoire. faisant plus de 5 000 morts du côté des Palestiniens et des dizaines du côté britannique

- Projet ONU de partage de 47

L’ONU adopte le 29 novembre 1947 la résolution 181, qui met fin à la tutelle britannique et établit le plan de partage de la Palestine en 2 Etats indépendants :

2 Etats discontinus, un Etat juif, un Etat arabe, dont les territoires sont reliés par d’étroits corridors.

Une zone internationale : les lieux saints de Jérusalem et Bethléem. Placés sous contrôle de l’ONU.

Si les Juifs de Palestine accueillent ce vote dans la joie, pour les populations arabes, c’est la consternation. Les violences reprennent à Jérusalem, s’étendant rapidement à tout le pays, annonçant la 1ère guerre israélo-arabe.

- Naissance de l’Etat d’israël

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame la création de l’État d’Israël et signe la déclaration d’indépendance. Le 15 mai, les Britanniques mettent fin au mandat en Palestine. Reconnaissance immédiate par les EU. Puis par l’URSS.

Les Etats arabes y voient une incursion dans leur zone territoriale, un obstacle à la réalisation de leur extension et une enclave étatique fonctionnant sur le modèle démocratique occidentale, contrairement à leurs régimes. en réaction, les États arabes (Égypte,Jordanie,Syrie,Irak,Liban) déclarent la guerre à Israël, annonçant la 1ère guerre israélo-arabe.

1èreguerre israélo-arabe et conséquences

Ce premier conflit israélo-arabedure du 15 mai 1948 à janvier 1949, et est marqué par plus de 6 mois de guerre civiles israélo-arabe

Le jeune état d'israël en sort rapidement vainqueur et étend son territoirebien au-delà des frontières décidées par le partage de 1947

- israël occupe alors 78% du territoire de la Palestine.

- L’Etat arabe prévu ne voit pas le jour

provoque l’immigration de juifs et d’un départ de Palestiniens vers les États arabes voisins (de un million en 1947, ils sont 180 000 en Israël à l’issue de la première guerre).

700 1000 arabes de Palestine s'enfuient où sont expulsés ils se réfugient dans les pays arabes voisins : c’est la “nakba” ou “catastrophe” en arabe.

il se réfugie principalement dans la bande de Gaza, au Liban, en transjordanie en Syrie, et en Egypte.

⇒ le Proche-Orient entre dans une spirale de violence: L’affrontement intercommunautaire (dans années 1930, nota 1936-39) devient un conflit classique entre Etats.

⇒ les palestiniens n’ont plus d’état

2) Les conflits se multiplient avec les États arabes jusque dans les années 70.

Ces conflits entre Israël et les Etats arabesvoisins persistent jusqu’au début des années 1970.

a) D’abord 1956, crise du canal de Suez, 2eguerre israélo-arabe (Israël/Egypte).

voir cours plus haut sur cette crise déjà expliquée,

b) Puis la guerre des 6 jours, en 1967, 3eguerre israélo-arabe.

En 1967commencé la guerre des 6 jours . après des mois d'un incident frontalier avec les pays arabes les Israéliens déclenchent une« guerre préventive «contre l'Égypte la Syrie et là Jordanie . il conquiert le Sinaï la Cisjordanie Jérusalem Gaza et le Golan c'est une grande victoire pour Israël

Les pays arabes sont sévèrement battus etIsraël agrandit encore son territoire : conquiert le plateau du Golan, la bande de Gaza et le Sinaï cette dernière région sera plus tard restituée à l'Égypte .

Jérusalem-est est annexée et la ville réunifiée devient la capitale d’Israël

L’armée doit alors gérer, comme armée d’occupation, des territoires où les Palestiniens sont majoritaires.

c) Puis la guerre de Kippour, en 1973, 4eguerre israélo-arabe.

Entre 1967 et 1970, les accrochages sont nombreuxentre Israël et les pays voisins arabes. Ces derniers ont besoin de reconquérir leur crédit qui a souffert de l’humiliation des défaites de 1948 et 1967.

Aussi, en 1971, le président égyptien Anouar EL Sadate annonce qu’il n’y a plus d’espoir d’un accord pacifique = besoin d’une revanche pour laver l'humiliation de 1967 et récupérer les territoires conquis par les israeliens.

- Le 6 octobre 1973, dans une offensive commune, Syrie et Egypte attaquent Israël le jour de Yom Kippour.

- l’armée israélienne repousse difficilement les armées arabes coalisées.

- les EU créent un pont aérien pour aider Israël tandis que l’URSS appuient l’Egypte et la Syrie.

- Demande de cessez-le-feu imposée par EU et URSS.

- Défaite des pays arabes.

la communauté internationale ne reste pas de marbres face au conflit. en effet les pays arabes de l'opep réduisent leurs exportations vers l'Occident . le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution signée par les États-Unis et l'URSS pour un cessez-le-feu le 22 octobre mais comme Israël ne respecte pas la résolution le 23 octobre l'URSS avertit l'état hébreu provoquant l'alerte nucléaire américaine du 25 octobre. le Conseil de sécurité décide finalement d'envoyer des casques Bleus pour assurer l'application du cessez-le-feu

⇒ le conflit a pour conséquence que Israël restaure une partie du Sinaï à l'Égypte et les puits de pétrole mais retirent également ses troupes sur une partie du Golan

3) L’épicentre du conflit se déplace vers la question palestinienne dans les années 1970.

Cela marque le tournant des relations entre Israël et les voisins :

Tous les conflits désormais sont liés à l’occupation des territoires par l’Etat hébreu, qui doit affronter non plus une armée régulière au service d’un Etat, mais des résistants, des terroristes.

Il y a donc changement de nature des conflits liés à l’existence d’Israël, qui impliquent désormais moins les États mais les peuples.

a. Renaissance du nationalisme palestinien années 60 / Yasser Arafat / FATAH / OLP

Le facteur clé est la renaissance du nationalisme palestinienau cours des années 1960-1970 à l’initiative de personnes comme Yasser Arafat(Né en 1929 au Caire, enfance à Jérusalem, milite aux côtés des Frères musulmans en Egypte en tant qu’étudiant, 1959 fonde organisation de résistance au Koweït (où il travaille alors)), qui crée le FATAH

FATAH :(Mouvement de libération de la Palestine) : un mouvement politique qui défend l'établissement d'un état palestinien « de la Méditerranée au Jourdain « recouvrant le territoire d'israël

Ce mouvement devient une des principales branches de l’OLP. 1969 : le Fatah prend contrôle de l’OLP (Reconnue par ONU en 1974).

Années 1970 : montée en puissance de l’OLP chez Palestiniens.

Yasser Arafat développe une communication qui favorise le mouvement de paix entre les 2 pays comme en témoigne la signature des accords d'oslo en 1993 . il reçoit en 1994 le prix Nobel de la paix et devient le président officielle de l'Autorité palestinienne en 1996. il meurt en 2004 sans avoir pu définitivement sceller un processus de paix au Proche-Orient.

c. Guerre israël Liban 1982 : explications, bilan/conséquences (massacres Sabra et Chatila), création Hezbollah

L'invasion du Liban en 1982 par Israël est un épisode de la guerre du Liban au cours duquel l'armée israélienne envahit le sud du Liban à partir du 6/6/1982 dans le but de faire cesser les attaques palestiniennes de l'OLP lancée depuis le Liban.

La situation conduit Israël à réagir :

- ils pensent être en mesure de pouvoir porter le coup de grâce à l’OLP

- 6 juin 1982 frappe le Liban où se sont réfugiés des chefs palestiniens, fait le siège de Beyrouth, et oblige ainsi les principaux leaders palestiniens à fuir en Tunisie. (Opération Galilée).

Victoire ? Noncar échec car la situation s’envenime, et impossibilité de reconstitution d’un Etat fort au Liban (dominés par les chrétiens) qui pourrait faire la paix avec Israël.

De plus, en septembre 1982, pour venger l’assassinat du président libanais Béchir Gemayel, des troupes phalangistes nationalistes chrétiennes massacrent 1 500 Palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila, à Beyrouth.

conséquences :

- L’armée israélienne, commandée par le général Ariel Sharon, est accusée de ne pas être intervenue

- Indignation du monde entier, y compris en Israël où le consensus national autour du conflit se rompt.

- Tsahal quitte le Liban en 1985 : l’intervention n’a rien apporté à la solution du problème palestinien.

d. Intifada 87

L’OLP cherche à être en position de force pour pouvoir négocier → lance l’Intifada (1987, d’abord spontanée puis très vite encadrée ; guerre des pierres+ opérations de désobéissance civile Gaza et Cisjordanie). Militarisation croissante du mouvement (s’éteint en 1993).

e. Accord Oslo 93 + création Autorité Palestinienne

Dans les années 90 on pense le conflit proche d'une issue ;En fait, l’Intifada seule n’amène pas Israël à négocier ; il faut un nouveau conflit dans la région (la guerre du Golfe), qui démontre la formidable puissance américaine. Place les Etats-Unis dans situation hégémonique et leur permet de lancer processus de paix. C’est ainsi sous la présidence américaine du républicain George Bush israélien et palestinien accepte de reprendre le dialogue ; de son côté l’OLP accepte le partage de la Palestine en 2 états et reconnaît donc officiellement l'état d'israël et Israël reconnaît qu'il faut un état palestinien

Ces négociations se concrétise parles accords d'oslo le 13 septembre 1993dont la déclaration de principe est signé à Washington par le Premier ministre israélien yitzhak Rabinet le dirigeant de l’OLP : Yasser Arafat,sous l'égide du président américain le démocrate Bill Clinton ;

Portée politique =création d’une Autorité palestinienne présidée par Arafat et d’un Conseil législatif élu en 1996. L’Autorité palestinienne n’a pas les pouvoirs d’un Etat souverain (relations extérieures, défense…) et ses compétences sont limitées (éducation, santé, police...).

Sur le plan territorial, l’Autorité palestinienne contrôle 70 % de Gaza et une partie Cisjordanie.

⇒ Le texte implique donc une reconnaissance mutuelle officielle entre Israël et l'olp et jette les bases d'un véritable processus de paix. Arafat et Rabin recevront d'ailleurs le prix Nobel de la paix pour ces accords

Mais l'assassinat de Rabin en 1995 remet en cause ces accords et la Palestine replonge dans la violence

Depuis, à cause de la faiblesse de l’autorité palestinienne et de la politique intransigeante d’Israël, le processus de paix est paralysé.

g. 2eintifada 2000, intervention au liban et demande de reconnaissance

D’ailleurs, en 2000 éclate une nouvelle intifada.les colonisations israéliennes en terre palestinienne sont dénoncés comme illégal par les autorités palestiniennes elle ferme pour eux la porte à toute négociation.

En 2006, Israël intervient au Liban pour affaiblir le Hezbollah et en 2009 pour faire cesser les tirs de roquette depuis Gaza.

En septembre 2011, la demande de reconnaissance d’un Etat palestinien à l’ONU se heurte à la protestation d’Israël : L'espoir né des accords d'oslo est désormais bien loin.

Conclusion : la situation actuelle ?

Les négociations ont échoué en raison des contentieux portant sur la notion d’Etat palestinien, le contrôle de Jérusalem, l’implantation des colonies juives sur les territoires habités par les Palestiniens, le retour des réfugiés palestiniens.

La rivalité entre l’Autorité palestinienne et le Hamas (mouvement politico-religieux islamiste palestinien, proche des Frères musulmans, né en 1988 lors de la 1ère Intifada, utilise le terrorisme comme arme de lutte contre Israël. A gagné les élections législatives palestiniennes dans la bande de Gaza, depuis 2007

La permanence du soutien américain à Israël, malgré des divergences

L’hostilité des opinions publiques des Etats de la région à la normalisation des relations avec Israël.

Actuellement, réélection de Benyamin Netanyahou, parti du Likoud nationaliste et droite conservatrice : la politique de colonisation continue.

III La montée de l’islamisme politique et ses enjeux internationaux.

Si les questions religieuses ont une forte résonance politique dans la région durant toute la période, c’est de manière assez récente qu’elles se traduisent par l’affirmation du fondamentalisme musulman comme une force politique autonome. Celui-ci trouve son origine dans une lecture littérale et rigoriste des textes sacrés, et devient un véritable projet politique et social avec l’association des Frères musulmanscréée en Égypte en 1928.

A Définition de l’islamisme politique.

1)C’est une réponse à la faillite des idéologies antérieures.

L'islamisme, ou l'islam politique,c'est "l'utilisation politique de l'islam" pour protester contre la modernité occidentale perçue comme "portant atteinte à l'identité à la fois nationale et religieuse" des peuples musulmans. Sont islamistesles mouvements qui voient dans l'islam une idéologie politique et qui considèrent que l'islamisation de la société passe par l'instauration d'un Etat islamique.

L’islamisme politique se pose comme une alternative à :

- Alternative à l’échec du nationalisme arabe qui a assuré l’indépendance politique, mais n’a pas apporté le développement.

- Alternative au panarabisme, mouvement politique et idéologique qui vise à unifier les peuples arabes, défendre une identité arabe, notamment porté par l’égyptien Nasser ; mouvement qui a totalement échoué lui aussi.

- Alternative au capitalisme et au matérialisme impie, avec un rejet tout aussi viscéral de la modernité culturelle qu’il engendre, et qui balaye les valeurs traditionnelles.

- Alternative à la crise globale du communisme et à l’échec des voies socialistes de développement (cf. désastre économique de l’Algérie).

⇒ La révolution islamique va couper les ponts avec les deux civilisations prises jusqu’alors pour modèle et cela va évidemment avoir un effet déstabilisateur sur le monde.

2) C’est un extrémisme religieux et politique.

a) les bases de l’intégrisme islamique ou fondamentalisme islamique.

L'islamismeest un courant de pensée politique conservateur qui prône l'islamisation de la société par libre par l'application de la charia c'est-à-dire la loi islamique. l'intégrismeest une attitude de croyants qui quel que soit sa religion revendique une application à la lettre des textes fondateurs et refuse toute évolution Il peut donc y avoir des les intégristes musulmans chrétien juif où hindou

Intégrisme : Attitude de certains croyants qui, au nom d’un respect intransigeant de la tradition, se refusent à toute évolution ou interprétation des textes sacrés".

Il faut respecter scrupuleusement l’intégrité de la tradition islamique, lui rendre toute sa force et s’en tenir à une interprétation littérale du Coran.

La Charia, loi islamique, doit être source de toute législation : non seulement le Coran doit régir le comportement religieux, mais il doit aussi constituer un code pour la vie sociale et politique, être une référence exclusive.

L’islamisme est caractérisé par le fanatisme et l’intolérance, il porte en lui-même l’action violente et le terrorisme :

Les ennemis de l’islam, les hérétiques et les infidèles doivent être éliminés par la guerre sainte, la Djihad : ou ils se convertissent, ou ils meurent.

Aux martyrs de cette cause, les imams promettent le paradis.

(la tradition islamique, Charia, le fondamentalisme islamique, les bases idéologiques réactionnaires…)

Fondamentalisme :Tendance de certains adeptes d’une religion à revenir à ce qu’ils considèrent comme fondamental, originel, et intangible dans les textes sacrés". Cela désigne ceux qui respectent les fondements d’une religion de manière aveugle, y compris quand ils vont à l’encontre des lois"

C’est pourquoi, il est indispensable de faire la distinction entre un “musulman” qui a une pratique religieuse privée et un “islamiste” qui renvoie à une action politique violente sous couvert religieux : c’est l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques.

L’islamisme est largement réactionnaire.

La référence à la société mythique des premiers temps de l’Islam est constante : les islamistes se veulent les défenseurs des valeurs originelles de l’Islam (traditionnelles).

Le rejet de la pensée scientifique est total, de même que celui de la démocratie et de la liberté considérées comme des inventions humaines contraires au Coran.

- Sujétion totale des femmes.

- Rejet de la mixité, de l’alcool, du tabac, des jeux de hasard, de la musique, du cinéma.

- L’antisémitisme est érigé en valeur fondamentale

B L’expansion de l’intégrisme islamique.

1) les stratégies de l’expansion.

L'islamisme est une idéologie impérialiste,elle a intrinsèquement vocation à se répandre car le prosélytisme est un devoir en islam, y compris sous sa forme la plus belliqueuse: le jihad. Supériorité de l'Islam par rapport à la civilisation occidentale. Selon lui, il faut libérer l'homme des idées et des valeurs morales occidentales jugées décadentes et du mode de vie qui en découle.

Le prosélytismeest fondamental, la conversion, de gré ou de force, une nécessité absolue.

L’islamisme politique adopte une stratégie en 3 temps :

- Conquérir toutes les régions musulmanespour y imposer l’intégrisme partout en renversant les régimes dictatoriaux et corrompus considérés comme des ennemis de l’Islam (ennemi proche).

- Déstabiliser l’Occident(Par l’intermédiaire des communautés musulmanes qui y vivent, en en prenant le contrôle (financement de mosquées, formation d’imams, associations caritatives et communautaristes locales) et par le terrorisme international et la guerre contre cet ennemi lointain.

- Convertir l’Occident et le monde entier à l’islamismepour instaurer partout des Etats islamiques sous l’autorité d’un califat mondial.

l'islamisme n'est pas un simple intégrisme mais un totalitarisme s'appuyant sur le fondamentalisme religieux :

’islamisme politique est une nouvelle forme de totalitarisme.

- Les pratiques dictatoriales sont les mêmes, avec absence de libertés.

- Même pensée unique, même contrôle d’un parti unique, celui des religieux, sur l’Etat et la société.

- Même usage de la terreur de masse comme moyen de gouvernement.

- Même phraséologie révolutionnaire.

- Même volonté de construire un homme nouveau.

2)Le contexte actuel est porteur dans le monde musulman.

les éléments du contexte actuel qui peuvent expliquer la séduction que peu exercer cette idéologie dans les pays musulman :

L’islamisme est un repli sur soi, un retour à une pureté originelle souvent imaginaire, un rejet des autres cultures. L’individu doit être entièrement soumis à sa communauté.

un besoin de retourner à des sources identitaires traditionnelles communautaires et en faisant abstraction du contexte international d’exclusion. Bien sûr, il faut restituer ces événements dans le contexte international d'exclusion où les multinationales et leurs alliés gouvernementaux font leur loi, au mépris des intérêts populaires. Les théoriciens islamistes ont su tirer profit de cette situation en intégrant ces besoins, ces révoltes, ces frustrations à un projet qui se dit religieux mais qui est surtout politique. C’est l’expression totalitaire de la communauté fermée.

développement sur fond de crise économique et socialeavec un chômage et un taux d’analphabétisme élevés = les islamistes se proposent d’aider les populations pauvres par des associations, manger, éducation…

Développement sur fond de sentiment d’humiliation du monde musulman, au moins dans le monde arabe,

- La corruption et l’autoritarisme des régimes politiques en place dans les pays musulmans interdisent toute forme d’opposition démocratique :

- la mosquée apparaît dès lors comme un refuge voire comme un espace de liberté = moyen d’embrigadement.

- Opposition à Israël et aux EU, considérés comme le grand Satan.

3)Différents courants existent, proches mais distincts.

a) Le wahhabisme.

Recherche sur origine du mouvement, fondements idéol, pays…

Le wahhabisme est un courant islamique sunnite, minoritaire,

Conception conservatrice, très dogmatique, particulièrement puritaine de l’Islam, mais sans contestation de l’ordre politique.

En vigueur en Arabie, son berceau. Doctrine fondée par Abd Al Wahhab (1720-1792), censée être celle des salafi, successeurs de Mahomet. Les wahhabites prônent le tahrib (la contrainte) pour imposer l’islam.

- Obéissance à la charia

- Opposition aux chiites

- En Arabie Saoudite, Afghanistan, Mali, Libye.

b) Le salafisme.

De Salaf, ancêtre des premiers musulmans après Mahomet, ilprône aussi le retour au chemin des ancêtres, aux valeurs les plus authentiques de l’islam.

- Interprétation figée des textes sacrés (Coran + Sunna), hostile à toute innovation.

- Il prend sa source dans le wahhabisme, mais conteste l’ordre politique en place dans les pays musulmans.

- Mouvement également sunnite.

Réformiste à l’origine, le mouvement naît en Egypte vers 1927 et introduit une véritable politisation de l’islam, nourrissant dès lors la mouvance islamiste. Il se développe au Proche-Orient arabe.

C’est dans ce courant que l’on retrouve l’essor du Djihad ; dans sa conception originelle, c’est un effort personnel et permanent que tout musulman doit faire pour se rapprocher de Dieu, mais qui devient pour le croyant un devoir personnel de lutter contre les adversaires de la religion = ennemi proche et lointain.

ex :al Qaida : Ben Laden,

c) Différence entre salafisme et wahhabisme :

Le wahhabisme se différencie par l’application stricte de la charia. Le salafisme envisage éventuellement d’avoir une vie spirituelle, comme la vie du prophète, mais n’envisage pas la vie pratique.

4) Les pôles de la subversion islamiste.

Définition subversion : qui trouble l’ordre politique. Idée qui menace l’ordre social, qui conteste l’ordre établi, qui contredit les valeurs et principes.

a) Des Etats :

Composé de étatet de islamique. Le terme État islamique fait référence à l’État et au régime politique en vigueur où l’islamest la religion d’Étatet où la charia(lois islamiques) s’applique pour partie ou totalité.

Dans le monde musulman chiite comme l’Iran

Dans le monde musulman sunnite :

- L’Afghanistan

- L’Arabie Saoudite reste le principal pôle subversif.

❒ De plus en plus d’Etats deviennent islamiques et appliquent strictement la charia :

Yémen et Libye dans le monde arabe. En Afrique noire, le Soudan, la Mauritanie. En Asie méridionale : le Pakistan, les Républiques d’Asie centrales issues de l’éclatement de l’URSS.

b) Des réseaux.

❒ Le terrorisme est une arme aux mains des islamistes, et s’organise en de nombreux réseaux transnationaux, clandestins et cloisonnés.

❒ Exemple Al Qaida : » la base » en arabe, créée en 1993, financée par le milliardaire d’origine saoudienne Ben Laden, à l’origine de multiples attentats, surtout contre les intérêts américains.

🌕 1996, déclaration de Djihad contre les américains.

🌕 Février 1998, déclaration de Ben Laden et al-Zawahiri pour la création d’un front islamiste international contre les croisés et les juifs, et appel à tuer les Américains et les Juifs partout où ils se trouvent.

🌕 Présence de ces réseaux aussi en Occident : le Londonistan, désigne différents groupes et leaders islamistes qui sont venus s’installer dans la capitale britannique, des frères musulmans jusqu’aux salafistes djihadistes : c’est l’un des centres de l’internationale islamiste.

🌕 + filières révélées par les événements en France (Charlie Hebdo janvier 2015 puis novembre 2015 au Bataclan…) = Europe entière dont France, Allemagne, Belgique.

❒ Les groupes islamistes, développent d’abord des activités caritatives pour étendre leur influence, noyautent les communauté et mosquées avec des imams autoproclamés et utilisent les avantages et faiblesses des démocraties occidentales et leur esprit de tolérance pour s’épanouir et les combattre en vue de leur disparition.

❒ Ces groupes ont une excellente maîtrise des techniques de communication modernes

L’arme de l’attentat suicide.

Le Hezbollah libanais est créé en 1982 : prises d’otage, attentats suicides.

La méthode de l’attentat suicideest tourné contre les Juifs. La lutte palestinienne se transforme en Djihad, avec la seconde Intifada de 2000.

4) bilan des actions ménées :

Dans tous les pays du Proche et Moyen orient touchés par ce phénomène, la répression est vigoureuse par les forces politiques au pouvoir :

En Egypte, les Frères musulmans assassinent le Président Sadate et multiplient les attentats pour faire fuir les étrangers et notamment les touristes : répression.

Bilan : l’objectif premier du terrorisme, la conquête du pouvoir dans les pays musulmans, grâce à la mobilisation des masses de l’Umma, galvanisés par l’audace du Djihad, relayée par les moyens modernes de communication, n’a pas réussi

Aucune mobilisation conjointe des masses de la jeunesse urbaine pauvre, de la classe moyenne pieuse et de l’intelligentsia islamique n’en est résultée pour s’emparer du pouvoir.

La lutte des EU contre le terrorisme a affaibli les positions des extrémistes (perte de l’Afghanistan, affaiblissement des réseaux, pressions sur l’Arabie Saoudite).

C L’après 11 septembre 2001 : durcissement du terrorisme islamiste.

Les attentats du mardi 11 septembre 2001.

a) Des attentats en série au cœur même des EU + b) Un bilan tragique.

Rappeler les attentats

Perpétrés par Al Qaida, ils touchent les symboles de la puissance américaine, au plan économique, politique. aux États-Unis, le 11 septembre 2001, lorsqu’un avion de ligne s’écrase contre une des deux tours du World Trade Center à New York. Dix-huit minutes plus tard, un deuxième avion percute l’autre tour. Deux autres avions s’écrasent ensuite sur le Pentagone, près de Washington, puis au sud de Pittsburgh. Ce quadruple attentat terroriste fait près de 3 000 morts et plus de 6 000 blessés. Il a été perpétré par des membres du groupe terroristedjihadiste, Al-Qaida, dirigé jusqu’en 2011 (date de sa mort) par Oussama Ben Laden.

3000 morts environ, un choc donc pire que Pearl Harbor :

- Car ce n’est pas un acte de guerre d’un Etat contre un autre Etat et sur un objectif militaire : un petit groupe déterminé peut désormais acquérir et mettre en œuvre une capacité de destruction autrefois réservée aux seuls Etats !

- Car jamais auparavant les EU n’avaient été frappés sur leur territoire métropolitain. Pour la 1ère fois, ils éprouvent un sentiment de vulnérabilité, leur territoire n’est plus un sanctuaire préservé.

2) Un tournant dans la politique étrangère américaine.

« America first » et « Sécurity first » sont les deux slogans qui inspirent la politique américaine depuis le 11 septembre.

a) Sécurité d’abord : les EU s’estiment en état de guerre contre le terrorisme.

Ces attentats et leurs conséquences sont restés à la une des journaux plusieurs semaines. Ils ont créé un choc énorme pour la masse des Américainshabitués à se considérer comme hors d'atteinte du terrorisme international

Le soir des attentats, le président des États-Unis George W. Bushs'adresse au peuple américain depuis la Maison Blanche. Il promet une réponse des États-Unis et de ses alliés aux attentats en déclarant la guerre contre le terrorisme

La seule réponse possible aux attentats est de frapper les ennemis potentiels des EU, là où ils sont installés.

Les EU dénoncent les Etats voyous, et déclarent la guerre à l’Axe du Mal (Corée du Nord, Iran, Irak).

Ils adoptent le principe de la guerre préventive, indispensable selon eux pour prévenir de nouveaux attentats du type 11 septembre.

b) America first : l’Amérique en premier.

Il s’agit pour eux de défendre unilatéralement leurs intérêts sans se soucier de l’approbation internationale.

Ils entendent cependant regrouper autour d’eux des alliés s’alignant sur leur politique prétendant défendre un modèle de civilisation. En fait la politique américaine repose largement sur la thèse du choc des civilisations, développée par Huntington et le courant néoconservateur américain : l’analyse est la même que celle des islamistes : la guerre est inévitable.

3) Les limites de la réponse militaire unilatérale américaine.

❒ En Irak, c’est rapidement le désordre et l’enlisement.

La défaite du régime a entraîné la dislocation totale de l’Etat, de l’administration. C’est donc l’anarchie et les seules structures qui subsistent sont donc des structures religieuses, qui se radicalisent.

Incapacité des EU à rétablir la situation économique, difficultés à instaurer la démocratie, malgré le succès des élections du début 2005, difficulté à surmonter les rivalités entre chiites, sunnites et kurdes.

Insécurité permanente du fait de la multiplication des attentats et des prises d’otages en Irak, car l’intervention américaine est considérée comme une nouvelle humiliation pour les Arabes, et elle attire les terroristes et islamistes du monde entier, notamment le Jordanien Al Zarkaoui, émule de Ben Laden.

Cette guerre est l'une des rares mises en oeuvre9 du concept de guerre préventive, ici menée pour parer à la menace des armes de destruction massive dont l'administration Bush affirmait à tort détenir la preuve dans un rapport présenté au conseil de sécurité de l'ONU.

La politique américaine a été fortement critiquée dans le monde. La question des mensonges de l'administration Bush a créé un climat de défiance entre les opinions publiques, y compris au sein des pays alliés des États-Unis, et l'administration américaine. Cela s'est traduit par un grand nombre de manifestations anti-américaines et contre la guerre.

❒ Le réseau Ben Laden est affaibli, mais le terrorisme international continue.

Il s’exerce d’une manière plus localisée, mais toujours très spectaculaire.

Plusieurs attentats en Occident, dont Madrid (mars 2003) ou Londres (2005) constitue une reprise en main des opérations par des professionnels d’Al Qaida.

Dix-huit ans après le lancement par les Etats-Unis de la « guerre globale contre la terreur », les victoires remportées en Afghanistan et en Irak n’ont nulle part permis d’éradiquer la menace jihadiste.

Les difficultés américaines dans la lutte contre le terrorisme.

Difficultés pour identifier Al Qaida, car c’est un réseau dont le centre st impalpable, et non un Etat comme l’URSS auparavant.

Dans un 1ertemps, c’est la destruction de la base afghane qui est privilégiée, puis des pressions sur l’Arabie Saoudite, puis l’élimination de l’Etat voyou de Saddam Hussein.

Cette stratégie est opérationnelle, mais manque son objet ; pas d’éradication d’Al Qaida

Difficulté à identifier un ennemi qui ne se déclare pas, ne revendique pas et se fond dans la masse.

④ Une menace nouvelle, l’organisation Etat Islamique.

❒ Malgré l’élimination de Ben Laden, les groupes se revendiquant d’Al Qaida pullulent aujourd’hui en Asie, en Afrique et au Moyen Orient.

❒ L'État islamique abrégé en EI, est une organisation armée salafiste djihadiste qui a proclamé le 29 juin 2014 l'instauration d'un califat sur les territoires irakiens et syriens qu'elle contrôle. L’essor de cette organisation est notamment lié aux déstabilisations géopolitiques dues aux guerres irakiennes puis syriennes.

❒ Sa création remonte à 2006,

Le 13 octobre 2006, le Conseil consultatif proclame l'État islamique d'Irak (EII), lequel se considère à partir de cette date comme le véritable État de l'Irak, puis également, à partir de 2013, de la Syrie

Initialement lié à Al-Qaïda, l'EI s'en est progressivement affranchi, pour s'en séparer tout à fait en 2013.

❒ Le 29 juin 2014, l'EIIL annonce le rétablissement du califat dans les territoires sous son contrôle et Abou Bakr al-Baghdadi se proclame calife, successeur de Mahomet, sous le nom d'Ibrahim.

❒ L'État islamique est accusé par l'ONU, la Ligue arabe, les États-Unis et l'Union européenne d'être une organisation terroriste responsable de crimes de guerre, de nettoyage ethnique et de crimes contre l'humanité. Il pratique également la destruction systématique des vestiges du passé millénaire de la région qu'il contrôle. Depuis août 2014, une coalition internationale de 22 pays intervient militairement contre cette organisation.

Conclusion :

Le MO est donc au cœur de l’arc des crises et plusieurs conflitsengagés ou potentiels fragilisent la région. Cette situation est liée à une multiplicité de facteurs (instabilité des frontières, fragilité des Etats, diversité ethnique et religieuse, montée de l’islam radical, rivalité pour les ressources, fractures sociales et démographiques...). Les Occidentaux ont soutenu les révolutions du printemps arabe (décembre 2010) dans l’espoir qu’une démocratisation de la région permette l’instauration d’une paix durable. Mais il n’est pas certains que cet objectif soit réalisable à court terme, comme en témoigne la terrible répression du pouvoir syrien à l’encontre de la population, pour se maintenir au pouvoir.

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