HGSP 1ère: L’équilibre des puissances au XXIE siècle,

  • Joseph Samuel Nye est né en 1937 à South Orange est un analyste et théoricien des relations internationales, géopolitologue, politologue,philosophe et professeur d’université. Également homme politique (adjoint au sous-secrétaire d’Etat sous l’administration Carter (77-79) par ex.

  • Problématique de l’article : Comment s’exerce la puissance de l’ère de l’information mondialisée du XXIe siècle ? Comment est-elle définie de nos jours ?

  • Nye met en contexte la manière dont le monde mesure l’équilibre des puissances internationales, c’est-à-dire les stratégies mises en place par les acteurs étatiques et non-étatiques (étatique = qui concerne l’Etat). Cesstratégies se divisent en 2 groupes, le soft et le hard power, dont la combinaison des 2 forme le smart power. o Hard power : utilise des méthodes radicales de coercition et de corruption. ( coercition : fait de contraindre + corruption : moyens employés pour faire agir qqn contre son devoir/sa conscience) o Soft power : utilise des méthodes de persuasion et de séduction.o Smart power :

  • Il commence par établir une comparaison entre l’ancienne et la nouvelle déf. d’une grande puissance (A :qui aurait la capacité de remporter une guerre car « historiquement, on a tjrs considéré que l’Etat disposant de la +gde armée gagnerait la guerre » VS N : l’état OU l’acteur non-étatique qui développe la meilleure stratégie de communication. Il explique en effet un peu loin que de nombreux acteurs non étatiques comme des organisations privées, des entreprises, des ONG, des organisations terroristes ont de + en+ l’opportunité de grandement impacter la politique et les affaires internationales par leur présence sur la scène internationale dans les médias→devenir des grandes puissances.

  • Il explique également comment l’équilibre des puissances est projeté, définiet analysé : actuellement fondé que sur un seul facteur qui est les projections de croissance des PIB des Etats, sans considération du hardpower ( la puissance militaire ) , du soft power ( le discours officiel et la posture) ou des difficultés politiques.



  • Il développe et compare ensuite les 2 principales évolutions de la notion de puissance : sa transition (de la puissance d’un état à un autre ex : des USA à la Chine) et sa diffusion. o Transition : processus historique connu par la société expliqué en effectuant une comparaison entre chute del’empire romain (pb internes et non menace ou développementd’une puissance concurrente) et le déclin américain (principale menace à ce déclin : recherche de nouveaux acteurs violents, barbares et non-étatiques).→transition contrôlée par les acteurs étatiques. o Diffusion : changements importants dans la technologie del’info (dont les gouvernements connaissent les fonctionnements car d’autres se sont déjà produits dans lepassé ex : invention de l’imprimerie par Gutenberg au XVe s.) Mais ce qui fait fortement évoluer la diffusion de la puissancec’est l’accélération et la réduction des coûts de communicat° ainsi que l’autonomisation technologique denombreux acteurs. = la diffusion de la puissance par des acteurs non-étatiques est de + en + autonome, rapide et peu chère car la population cherche à obtenir des infos le + rapidement possible approche qui souligne la nécessité d'une armée forte,mais aussi d'alliances, de partenariats et d'institutions à tous lesniveaux pour étendre l'influence américaine et établir la légitimité dupouvoir.

  • o →Diffusion est une menace bien + importante que transit° car la plupart des évènements et des menaces se produisent et se diffusent surtout hors du contrôle des états, même des + puissants.

  • D’ailleurs, il explique que de nos jours, les barrières d’accès aux marchés de l’info s’effondrent (propagation rapide et universelle de l’info) → nouvelle répartition + large de la puissance ( à un + gd nb d’acteurs surla scène inter.(entreprises/organisations privées, ONG, et même organisations terroristes) ).

  • Modèle d’analyse de la répartition des puissances dans les affairesinternationales : jeu d’échecs complexe en 3D (=3 échiquiers sur 3niveaux ≠).

o Échiquier du haut : puissance militaire unipolaire (puisqu’elle estdétenue par les Etats-Unis) o Échiquier du milieu : puissance économique multipolaire (détenuepar les USA, l’Europe, le Japon, la Chine + nv acteurs tels que le Moyen-Orient) où aucun acteur ne peut dominer les autres. o Echiquier du bas : relations transnationales qui comprennent des acteurs étatiques variés (ex :sociétés effectuant des transferts de fonds sup. à de nombreux budgets nationaux = transferts de fonds très très importants + terroristes qui cherchent à vendre des armes au monde entier + hackers qui menacent la cybersécurité des états.), ainsi que des nouveaux défis tels que les pandémies (ex : ébola) ou le changement climatique qui « peuvent avoir des conséquencesaussi grave qu’une guerre sans avoir à tirer une seule balle ». • → Ce modèle, où la puissance est très largement répartie, permetd’affirmer qu’on ne peut plus parler d’unipolarité, de multipolarité oud’hégémonie (=suprématie d’un état) ou d’empires et donc que l’équilibre des puissances ne dépend pas des potentielles polarités. • Il explique enfin les différentes stratégies mises en place par les états pour faire régner leur puissance (ex : USA ont une forte tendance historique à utiliser le hard power=coercition/argent/corruption/violence plutôt que le soft power) en mettant en évidence le fait que les états doivent néanmoinstenir compte de l’importance d’exercer la puissance aussi bien avec lesautres que contre les autres. En effet, pour rester plus puissants que les acteurs non-étatiques, les états ont tout intérêt à miser sur ce qu’on appelle l’alliance des interdépendances, c’est-à-dire le partage et la combinaison de leurs valeurs (ex : valeurs démocratiques +culture libérale +vaste réseau de liens transnationaux par les liens coloniaux par exemple, pour les USA,le Canada, l’Europe, l’Australie et le Japon), ainsi qu’à combiner eux-mêmes les stratégies de hard et de soft power afin d’exercer du smart power, ce qui redéfinit en fait les puissances internationales du XXIe siècle comme des acteurs ayant la capacité d’influer les autres pour obtenirdes résultats escomptés par le biais de stratégies autant opposées que complémentaires (soft+hardpower=smartpower ↔ séduction,persuasion par communication + coercition,argent = puissance intelligemment menée et prospère) et dont le succès dépend en grande partie de la diffusion par des moyens médiatiques.

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