"Les Animaux Malades De La Peste" De Jean de la Fontaine



Introduction : Les animaux malades de la peste est un apologue écrit par Jean de La Fontaine en 1679.  Tiré du Livre VII des fables, il ouvre le deuxième recueil. Dans cette fable, la réflexion se fait amère, la fable devient tragique : un pauvre âne est désigné comme responsable de l’épidémie, en lieu et place des grands qui sont les vrais coupables. Le thème essentiel de cet apologue est la justice, et l’expiation des fautes, le mal collectif est la représentation de la justice divine. Nous nous demanderons comment le talent du fabuliste se met-il au service de la morale. Ce commentaire s’attachera tout d’abord à expliquer la théâtralité de la fable, puis à montrer que la morale est une leçon de vie.


I/ Une fable théâtrale


a) un préambule

- introduction semblable à scène de théâtre 

-conséquence du mal sur les animaux

-description de la situation (nbs imparfaits)

-les 3 thèmes dans les 6 premiers vers : mal ; divinité, justice

-annonce de la peste 


b) l’art du récit

-une fable découpée en plusieurs actes : prologue, ouverture du conseil ; examen de conscience du loup et du renard, témoignage de l’âne, accusations des loups, morale.

-le lecteur rentre immédiatement dans le premier acte du drame

-action raccourcie pour mener à l’âne

-jeu sur les temps

-aveux au discours direct->une fable vivante

-précipitation du dénouement-> aucun mot de liaison  

-dénouement rapide sur ½ vers qui correspond a la fable et violent 


c) des personnages, un univers humain transposé

-un État placé sous le signe du manque 

-le roi lion, cruel et autoritaire -> prend l’initiative, juge un procès truqué

-un roi qui a conscience de sa force, et se veut féodal ; bon -> réaction rapide, amis, tint conseil

-le renard se fait l’avocat du roi en ne dévoilant aucun de ses crimes->courtisan, il parle en premier pour se faire oublier

-une foule de courtisans qui suivent les ordres du roi à la lettre -> on ; l’ours, le tigre

-loup qui représente la violence parle au discours indirect libre, s’acharne sur le plus faibles ->  fable vivante 

-âne peu malin, opposé du renard, s’accuse d’un crime qui n’en est pas un, honnête, ne fait pas rire

-satyre des hommes 






II/une morale non morale


a) une justice non objective

-un roi hypocrite, qui fait périr le faible au lieu de le défendre, en contradiction avec ses actions du début

-le roi  fait passer ses actes de cruauté pour des scrupules 

-le lion met des conditions a sa dévotions

-les courtisans approuve le roi au lieu de le contredire

-l’âne, parce qu’il est candie, va faire les frais de la violence du déchaînement de la foule

 ->bouc émissaire


b) une justice non transcendante

-intervention divine

-mal pour punir les hommes d’une faute

-le lion se fait juge du procès 


c) une morale pessimiste 

-violence de la fin tragique

-les deux derniers vers sont l’âme de la fable

-mise en garde

-négation de l’existence d’une justice transcendante



Conclusion : Ainsi, La Fontaine va utiliser un moment propice à l’observation du vrai visage des humains, une épidémie de peste, pour créer un apologue théâtrale qui fait la satire de la société dans une morale non morale. L’âne est en effet un bouc émissaire chargé de la responsabilité collective, qui va subir les foudres d’une foule lâche, qui suit le plus fort, tout le monde n’a pas le courage d’Antigone. La morale est pessimiste puisqu’elle nie l’existence d’une justice objective et transcendante. Le lecteur a peur de la vengeance divine. Comme dans le loup et l’agneau, cette justice est moralement contestable. La Fontaine va donc  amener le lecteur à réfléchir sur les relations humaines tout en le mettant en garde contre le danger de la cour, grâce à une fable théâtrale et animé.



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