"Les animaux malades de la peste" La Fontaine


Les animaux malades de la peste : I. Un récit riche et varié au service de la morale A. Un récit vivant - Alternance récit/dialogue discours direct - Différence dans la tonalité (tragique, pathétique, ironique) - Différence dans les discours - Entrée en scène hiérarchique B. Un jeu sur le rythme - Variété dans la longueur des vers : alexandrins/octosyllabes => renvoie à la forme satirique  Souligne les temps forts du récit ex : « le berger » = rejet. - Enjambement : « mais je pense qu’il est bon » = mais adversatif qui annule son crime : stratégie hypocrite C. La dramatisation du récit - Isotopie du bien et du mal - Voc religieux « péché » (c’est le roi lion qui prend la place de Dieu vu que c’est lui qui rend le jugement ». - Rimes sémantiques « fureur » / « terreur » - Chiasme v7 - Oxymore v9 - Les majuscules dramatisent. II. L’hypocrisie des puissants A. Le discours du roi : une mascarade de Mea Culpa - Futur => je me dévouerai : se présente comme personnage noble (attention au temps) - Question rhétorique - Hyperbole « gloutons », « force » B. Les flatteries des courtisans - Apostrophes respectueuses : « sire » (v34), « seigneur » (v37) + Majuscule, éloge = voc mélioratif « délicatesse », « bon » - Adverbes d’intensité = « beaucoup », « trop ».  Retournement de l’accusation C. La condamnation implicite du fabuliste - Parallélisme entre les deux crimes (lion et de l’âne) - Insiste : action unique = passé simple - Pluriel (plusieurs moutons) = force vs singulier (la largeur de ma langue)  Règne animal/végétal - Peccadille (v59) = pas grand-chose vs « cas pendable ». => antithèse III. La condamnation d’un innocent A. Un animal sympathique, qui appelle à la compassion du lecteur - Hyperbole = accentuer sa faute : honnêteté « nul droit » - Divinité : « diable » - Enumération (v51) vs rejet du Lion (3 syllabes)  Victimes d’insultes (discours indirect libre du loup) - Transparence de langage (v54) B. Une victime condamnée d’avance - L’âne se condamne lui (v54), condamnation à la suite du discours - « à ces mots » on enchaîne la condamnation (pas de délibération) - moutons annoncent la mort de l’âne - discours indirect libre - « quelle crime abominable » : ironie de condamnation - la « harangue » suit la condamnation (« haro »). C. Une morale explicite - Parallélisme entre « puissant », « blanc » : assonance « misérable », « noir ». - Antithèse : renforce la morale - Futur de l’indicatif = impose cette loi générale comme une sentence - 2P = lecteur concerné conclusion : (répondre à la question) Pour conclure, la dramatisation du récit et sa mise en scène théâtrale qui prend la forme d’une véritable parodie de procès, rendent la fin d’autant spectaculaire. Cela met donc en lumière l’injustice de ce faux procès et suscite auprès du lecteur un sentiment de révolte. Ouverture : Le loup et l’agneau (même procédé se terminant par la mise à mort de l’innocent face au(x) puissant(s).

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