"Les poésies de A.O.Barnabooth" de Valéry Larbaud Europe, 1908



Introduction : Les poésies de A.O.Barnabooth est un recueil de poésies écrit par Valéry Larbaud en 1908, séparé en deux parties : Borborygmes et Europe. Valéry Larbaud a été habitué à voyager très jeune, avec sa mère, puis son héritage lui a permis de continuer à découvrir le monde. Dans Europe, deuxième partie de son recueil, il décrit ses différents voyages à travers le continent européen, qu’il a particulièrement apprécié.  Le poème suivant est le IX de cette deuxième partie.

Larbaud y mentionne les villes qui l’ont marqué lors de ses nombreux voyages, celles qui l’ont aidé à devenir poète, dans un style libre marquant. Il ne suit pas un ordre chronologique, mais décrit un voyage d’est en ouest, où il place une réflexion sur la mort. Le lecteur devine aussi un « moi » en crise à travers les voyages du poète. 


I/Un poème esthétique


a)un poème libre

-vers de longueur inégale

-3 strophes de longueur croissante 

-diversité dans la longueur des vers et le mètre

-vers blancs, sans rimes

-nombreux enjambements et rejets🡪casse le rythme

-unité qui s'établit à travers les analogies


b) un rythme qui n’est pas utilisé de manière hasardeuse

-influence la lecture 

-suit le rythme des émotions

-vers amples vs vers courts🡪 déséquilibre, variété des émotions 

-vers cours🡪 angoisse, resserrement du cœur, étouffé par l’émotion

-vers amples🡪 élan, ouverture du cœur, sorte d’ampleur d’imagination 

-rythme semble se resserrer avec les alexandrins 


c) un travail sur les sonorités

-sons clairs 🡪 s.1, i et è 

-permet de lier les mots

-sons durs 🡪 s.2, d et F 



II/ Voyager, mais pourquoi


a) voir des villes 

-est en ouest, sud de l’Europe : Espagne, Italie, Grèce, les îles, Crimée, Caucase 

-voyage dans la mémoire et l’imagination

-passage en revue des villes qui l’ont marqué 

-représentation de l’homme de son temps, qui aime voyager 

-les villes créaient des coups de foudre


b) voir des monuments surtout, des plantes un peu, des foules très peu

-il aime bien les endroits fréquentés, les villes, mais ne parle pas trop de la foule

-marchands de Kharkow, foules de la Chiaja 

-place assez importante de la végétation, mais toujours mélangée à la ville

-place très importante des monuments🡪 palais, dômes, place, port, ruines


c) par goût, c’est la nature de Larbaud 

-il a toujours été habitué au voyage

-ces lieux l’ont aidé à devenir poète

-il a écrit une partie du recueil à Lesbos

-c’est une bête vagabonde, sans racine 🡪 opposé de Du Bellay 

-complètement cosmopolite

-il souhaite voyager🡪 réaction au sentiment de la mort 


III/La mort, fin de tout


a) fin des voyages

-disparition, effacement

-il a peur que son visage ne se reflète plus dans la vitrine 

-il parle seulement de lui, pas de dimension universelle

-poème prend fugitivement l’aspect d’une prière🡪 v.15 


b) moi en crise

-omniprésence du je 

-dimension autobiographique

-rappels de différentes étapes importantes de sa vie 

-cosmopolite

-il ne veut pas définir l’humanité, pas de dimension universelle

-indifférent au sort des autres

-poème mémorial 



Conclusion : Ainsi, Valéry Larbaud évoque les villes qui l’ont marqué au moyen d’un voyage d’est en ouest du sud de l’Europe. Ce voyage est aussi temporel, c’est une remontée dans le passé pour Larbaud, lui permettant d’exprimer son angoisse face à la mort. Le lecteur découvre aussi un « moi » en crise dans un poème au style libre d’une extrême diversité métrique. Le poète se définit comme un vagabond sans attache, dont les voyages ne seront arrêtés que par la mort 



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