"Princesse de Clèves" Lafayette

Séance 4 : La dernière entrevue


Objectif : Connaître la résolution de la princesse


Introduction : Après avoir avoué à Monsieur de Clèves ses sentiments envers le duc de Nemours(sans le citer), des conséquences dignes de la tragédie ont suivis. M de Clèves en est mort. La princesse s’est alors retirée de la cour. Cependant, le duc de Nemours obtient un entretien avec la princesse, chez le vidame de Chartres. C’est alors leur première et dernière conversation.

Problématiques possibles : En quoi cet extrait fait-il de la princesse un personnage hors du

commun ? En quoi cet extrait montre le caractère extraordinaire de la décision prise par le

personnage ? Comment le personnage est-il présenté dans cet extrait ? En quoi cet extrait participet-il de l’analyse du personnage ? En quoi cet extrait fait-il du personnage un personnage tragique ?

En quoi ce dénouement est-il tragique ? La résolution de la Princesse de Clèves vous paraît-elle admirable ?


Problématique retenue : En quoi cet extrait est-il un aveu paradoxal ?


I - Un aveu


a) Une première entrevue peu bienséante

La princesse a l’initiative de la parole. Elle en a conscience : ligne 2.

C’est elle qui mène la conversation : lignes 2 et 3. Le duc n’a donc aucune liberté

d’intervention. D’ailleurs, ses répliques sont très courtes.

Enfin, c’est elle qui avoue ses sentiments, et non le duc : lignes 4 et 5.

Aucun compte ici des bienséances, sauf à la fin pour appuyer la résolution.

Omniprésence du « je ».

b) Une absolue sincérité

Intérêt : dire la vérité du coeur.

Importance de la sincérité et de l’amour (champs lexicaux) : une isotopie des sentiments

Ligne 5 : « la seule fois de ma vie » : tout est dit à ce moment.

Cependant, non seulement une absolue sincérité de l’amour, mais aussi absolue sincérité des

raisons : elle parle de la peur de n’être plus aimée « douleur mortelle » ligne 22 (hyperbole) et

lignes suivantes.

c) Une certaine lucidité

Passion sans illusion : lignes 26 à 30 : doute de l’amour « éternel » du duc et lignes 6 et 7.

Lignes 9 et 10 : question rhétorique à laquelle fait écho celle ligne 29 et 30 : l’inconstance est la

règle.

Lucidité : lignes 11 et 12.

Lignes 12 et 13.

La passion est pour la princesse possible uniquement hors mariage et ne peut durer que si

elle n’est pas satisfaite : lignes 14, 15 et 16.

Extrait antérieur du roman, partie III : « C’est pourtant pour cet homme, que j’ai cru si

différent du reste des hommes, que je me trouve comme les autres femmes, étant si éloignée de leur

ressembler. (…) j’ai hasardé tout mon repos et même ma vie ».

Lignes 31 à 34 : rapprochement avec le prince de Clèves.


II - Un renoncement


a) Les raisons

Outre l’inconstance prêtée au duc, (dispositions ligne 20 et conditionnels qui suivent),

importance du devoir de la princesse (cf. l’analyse précédente).

Isotopie du devoir.

Hyperbole : « des raisons de devoir insurmontables ».

-> Mémoire de son mari.

Lien entre devoir et culpabilité : « je sais que c’est par vous qu’il est mort, et que c’est à

cause de moi » (lignes 31 à 33).

Aucune promesse prononcée entre la princesse et le duc, mais la mort de son mari est due

aux actions de Nemours (auxquelles la princesse n’est pas restée insensible) : interdiction donc pour

elle d’épouser le duc.

Sa volonté est infaillible : lignes 33 et 34 et indicatif lignes 43 et 45.


b) La raison

Champ lexical du malheur avec hyperboles.

Isotopie de la raison.

Le discours de la raison de la princesse évolue au cours de la discussion : voir le parallèle

entre les lignes 7 et 8 et les lignes 31 et 32 : la mort de M. de Clèves est une raison supérieure et

même si le duc peut faire changer d’opinion la princesse quant à sa fidélité, il ne peut revenir sur

cette raison-là.

Cependant, une autre encore supérieure : le repos et le devoir : lignes 39 à 41.


c) La jalousie

Lignes 23 et 25 : lettre de Madame de Thémines : la jalousie est un sentiment qui se nourrit

de lui-même.

Le repos et le devoir afin d’éviter « le malheur de la jalousie » (ligne 23) et une

« douleur mortelle » : hyperbole (ligne 22).

« (…) c’est le plus grand de tous les maux » (ligne 25).

lignes 28 et 29.

Cette vision de l’amour est une vision désespérée.


Conclusion :

Synthèse : La princesse choisit donc de se retirer, du fait de la fidélité héroïque à M. de Clèves par delà la mort, et l’appréhension de la douleur qu’une inconstance peut engendrer.

Ouverture : Fin du film de Jean Delannoy de 1961, avec Marina Vladi, Jean Marais et Jean-François Poron.

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