Séquence 1: Regard sur l'éducation au XVIème siècle


Objet d'étude: La question de l'Homme dans les genres de l'argumentation du XVIème siècle à nos jours.




F. Rabelais, Pantagruel(1532), chap VIII.

Comment Pantagruel étant à Paris reçut lettres de son père Gargantua, et la copie d’icelles”

1) François RABELAIS: (1483-1553)

- humaniste, chrétien, réformateur

- étudie le droit, l’histoire et la théologie

- éducation religieuse durant sa jeunesse ( passe des franciscains aux bénédictins)

- 1528: prêtre séculier, entame ses études de médecine

- Correspond avec Erasme: père spirituel

- fait la critique et la condamnation de la pédagogie du M-A

- développe le corps de l’élève

- mouller son espoir de la science nouvelle

- développer un esprit scientifique

- devenir homme érudit : toutes les disciplines

2) Pantagruel:

- a été écrit avant Gargantua

- a pour objectif de répondre aux attentes de son lectorat

- choix des personnages montre l’intérêt de l’auteur pour les goûts populaires ( langue vulgaire + géants )

- fiction et roman

- Gargantua : génération médiévale v/s Pantagruel : génération humaniste

3) Genre:

- genre narratif : forme épistolaire

- adresse directe: comme une adresse au lecteur directe

- lecteur stimulé par une fiction ce qui l’amène à réfléchir

gargantua : génération médiévale v/s Pantagruel : génération humaniste

4) Registres :

- oeuvre en général : comique

- extrait : registre didactique et pathétique

Intro :

L’éducation est un sujet que l’on trouve au coeur de la réflexion des auteurs humanistes, qui, méditant les possibles progrès de l’humanité, envisagent naturellement l’éducation comme la voie idéale pour les promouvoir.

Rabelais, écrivain du début du siècle, incarne l’évolution de son siècle par son éducation médiévale et sa culture populaire.

En 1532, Rabelais rédige un roman fictif dont les personnages principaux sont des géants inspiré de contes populaires. Son livre a pour objectif de séduire son lectorat, cependant grâce à la fiction, Rabelais exprime son opinion sur certains sujets. Dans le chapitre 8, Pantagruel reçoit une lettre de son père Gargantua en terme d’éducation, Comment Pantagruel, étant à Paris, reçut lettres de son père, et la copie d’icelles. Dans cette lettre, Rabelais présente à travers le personnage de Gargantua l’idéal de l’éducation.

Comment en mêlant fiction et argumentation cette lettre parvient-elle à présenter l’idéale de l‘éducation humaniste?

  1. Gargantua fait le constat enthousiaste d’un changement fondamental dans les nouvelles possibilités d’étude en comparant son expérience à celle de son fils.

A) dicte l’enseignement que doit suivre son fils = enseignement encyclopédique

B) évolution de l’éducation = comparaison de la nouvelle avec l‘ancienne

  1. Rabelais énonce de façon autoritaire riche et complète les nombreuses disciplines que doitétudier Pantagruel.

A) autorité

B) texte didactique

  1. A travers une dimension spirituelle à la fois morale et religieuse : côté personnel

A) évolution de la relation scripteur lecteur

B) dimension morale et religieuse

  1. Présente de façon enthousiaste l’éducation que va pouvoir avoir son fils

A) Observe avec enthousiasme le changement fondamental positif pour pouvoir avoir une éducation

B) Compare constamment son éducation à celle que va pouvoir caractériser son fils

  1. Présente dans une lettre autoritaire une éducation hyperbolique

A) Le scripteur s’adresse de façon autoritaire à son destinataire à travers un texte didactique

B) et énonce une éducation hyperbolique

  1. Enfin, le coeur du propos est la dimension morale et spirituelle que va pouvoir caractériser son fils

A) Dimension morale et spirituelle

B) relation père fils évolue = plus de tendresse

Conclusion :

L’humanisme est une philosophie de l’homme qui manifeste une grande confiance dans sa possibilité de progrès. Ainsi, en rejetant son éducation passée, et en prônant, les nouveaux enseignements ainsi que les anciens, Rabelais, à travers le personnage fictif du père autoritaire Gargantua présente l’idéale de l’éducation humaniste. Tout cela à travers un texte didactique.

Cependant, Rabelais montre qu’il n’énonce pas là un programme possible mais plutôt un idéal inatteignable à l’aide du groupe nominal “d’Utopie” qui signifie non lieu, cette utopie est cohérente à la fiction, car les personnages sont des géants, ils sont donc légitimes à ce projet utopique

Ce texte peut faire écho à un autre texte du deuxième livre de Rabelais, Gargantua.Ce texte est la lettre que Gargantua adressa à son fils dans le chapitre 21. Dans Gargantua, Rabelais fait la critique de l’éducation sophiste alors que dans Pantagruel, il décrit l’éducation humaniste comme un idéal. fait

→ Utopie

U : sans

topia : lieu

= inventé par Thomas More

→ description de son éducation à lui négative

- comparatif

- hyperbole : toute l’antiquité

= répétition de propositions “ ni … ni … ni”

- “j’ai été contraint d’apprendre des lettres grecques” : verbe contraint pas un choix

→ l’enthousiasme du texte

- question rhétorique l. 9

- Gargantua s’exprime, intervention personnelle

- hyperboles : adverbe “très”

- emploi d’adverbes : “Maintenant”

- adjectifs omniprésents : effet d’accumulation destiné à montrer l’abondance de savoir qu’offre la nouvelle éducation

- on dirait les pensées du personnage

→ autorité paternelle

- verbes de volonté + emploi du pronom personnel “je veux” “je t'admoneste”

- tournure impérative qui représente l’ordre

= “poursuis le reste”, “ laisse moi” l. 24

- “ il te faudra” : l. 38

→ texte didactique

- registre didactique : présent de vérité général, tournure injonctive et impérative : ordre

= connecteurs logiques, arguments d’autorité

=” que tu t’y adonnes” , “ Premièrement”, “comme le veut Quintilien”

- à la fin : ce qui est à ses yeux le plus important

- discours organisé, par paragraphe + une intro un développement et une conclusion

→ évolution de la relation scripteur lecteur

- progression: évolue, de plus en plus personnelle et tendre entre un père et son fils.

- Autorité paternelle mais tournures affectueuses : “mon fils”, “ton père”,

- registre pathétique : “devant que mourir”

- tutoiement

→ dimension morale et religieuse

- ressemble à une maxime : “science sans conscience n’est que ruine de l’âme

- conseils moraux “sois serviable à tous tes prochains et les aime comme toi-même”

- texte finit comme une prière : “amen”

- vocabulaire religieux : “Salomon” : prophète chrétien, “charité”, “péché”, “parole de Dieu”, éternellement”, “prochains”, “bénédiction”

F. Rabelais, Gargantua(1535), chap XXI.

“L’étude et diète de Gargantua, selon la discipline de ses professeurs Sorbonagres”

1) François RABELAIS: (1483-1553)

- éducation religieuse durant sa jeunesse ( passe des franciscains aux bénédictins)

- 1528: prêtre séculier, entame ses études de médecine

- Correspond avec Erasme: père spirituel

- Humaniste et chrétien

- écrivain du début du siècle, incarne l’évolution de son siècle par son éducation médiévale et sa culture populaire

- critique et condamnation de la pédagogie du M-A

- développe le corps de l’élève

- mouller son espoir de la science nouvelle

- développer un esprit scientifique

- devenir homme érudit : toutes les disciplines

2) Gargantua

- aventures du père de Pantagruel

- Suite de sa première chronique mais Rabelais s’amuse à remonter le temps

- Chapitres consacrés à l’enfance et à l’éducation du géant : façon de mettre en oeuvre l’éducation humaniste qu’il a reçu lors d’une guerre

- raconte cette guerre : réflexion politique sur la guerre et la conquête

3) Genre:

Genre de l’oeuvre : narratif : roman avec argumentation indirecte

genre de l’extrait : genre narratif

4) Registres :

Registre satirique: caricature de l’éducation sorbonagre

Registre comique : exagérations

5)Relation scripteur / destinataire:

Rabelais s’adresse indirectement a son lecteur à l‘aide du récit fictif, c’est une sorte d’argumentation indirecte au sujet de l’éducation.

Intro :

L’éducation est un sujet que l’on trouve au coeur de la réflexion des auteurs humanistes, qui, méditant les possibles progrès de l’humanité, envisagent naturellement l’éducation comme la voie idéale pour les promouvoir.

Rabelais, écrivain du début du siècle, illustre à merveille avec gargantua toute la grandeur de la renaissance et les grands thèmes de l’humanisme, comme la politique, l’éducation ou la religion.

En 1534, après le succès de Pantagruel en 1532, il décide d’écrire l’histoire du père de Pantagruel, le livre intitulé Gargantua. Dans ce roman fictif, il expose ses idées de manière indirecte sur l’idéal de l’éducation. La curiosité de l’homme et la question de progrès sous toutes ses formes y sont dévelopées.

Le chapitre 21 est dédié à la description de l’éducation sophiste qu’a reçu Gargantua de ses anciens précepteurs, ce chapitre s’intitule L’étude de Gargantua selon la discipline de ses précepteurs sophistes.

En quoi, dans ce texte comique et satirique, Rabelais décrédibilise-t-il l’éducation sophiste ?

  1. Critique du quotidien de l’éducation sophiste

A) nourriture

B) activité physique

  1. Critique de la religion

A) critique éducation religieuse

B) critique Eglise

  1. A travers le personnage de Gargantua

A) enseignement peu efficace

B) enseignement peu policé

Conclusion :

A travers les personnage fictifs de Pantagruel et de Ponocrates, Rabelais décrédibilise l’éducation sophiste en critiquant l’éducation des anciens précepteurs sophistes de Pantagruel. Il critique le manque d’attention à la santé de l’éducation sophiste, Rabelais fait de plus une critique de la religion. Rabelais utilise le personnage de Pantagruel pour prouver que l’éducation sophiste n’est pas efficace et peu policée.

Dans le chapitre 23, le deuxième suivant après celui-ci, Rabelais utilise aussi un récit fictif et le personnage de Ponocrates pour exprimer son opinion sur l’éducation. Cette fois-ci, il présente l’éducation humaniste comme une éducation idéale.

→ critique à travers la nourriture

- accumulation de groupes nominaux aux sonorités communes : l. 14 “belles tripes frites, belles carbonades, beaux jambons, belles capilotades” : bcp trop de nourriture : homophonie

- ivrognerie : groupe verbal “boire à tas, à tas,à tas” : comique de répétition : mauvais exemple de ses précepteurs

→ critique de l’activité physique

- aucune pratique physique encadrée, énumération l. 5 : “gambayait, penadait et paillardait”

- pas réellement physique : groupe nominal “six ou sept tours parmi le lit”

→ critique de l’éducation religieuse basée sur l’apprentissage

- groupe nominal l. 35 “ gros bréviaire empantouflé “ : personnification, hyperbole

- gp nominal l. 37 “onze quintaux six livres” “ vingt et six ou trente messes” : hyperboles

- hyperboles “ en disait plus que seize ermites

→ critique de l’Eglise

- registre satirique. =

- “ se morvait en archidiacre” : comparaison religieuse négative

- “ le Pape Alexandre” suit des conseils débiles

enseignement peu efficace

- ne retient rien : l. 41, 42 “tant curieusement les épluchait qu’il n’en tombait un seul grain en terre”

- dernière ligne : “les yeux assis dessus son livre” : ne travaille pas réellement

- lapalissade de la part de Gargantua : l. 22 “le pape Alexandre… et vécut ainsi jusques à la mort”

→ enseignement peu policé

- répond à son maître + croit tout connaître : prétentieux l. 46 “unde versus” et modifie le proverbe

- manque d’hygiène “ peignait du peigne d’Almain” : jeu de mot comique

- vocabulaire vulgaire : l. 12 verbes triviaux et obscènes “fientait, pissait, …”

N. Machiavel, Le Prince (1532)

Chapitre XVIII”

1) Nicolas MACHIAVEL : ( 1469-1527 )

- homme politique et philosophe italien

- militaire de la seconde chancellerie de Florence

- en 1512 il est banni de Florence par les Médicis et leur retour au pouvoir ainsi que de la République.

2) Le Prince

- traité de philosophie qu’il dédie à Laurent II de Médicis

- il analyse les moyens d’obtenir et de conserver le pouvoir, donnant des règles de conduite à ceux qui gouvernent.

- thèse de l’extrait : pour bien gouverner et se maintenir à sa place, un prince doit savoir passer outre la morale et d’user d’hypocrisie et de dissimulation.

3) Genre:

- genre de l’oeuvre : genre didactique

- genre de l’extrait : genre argumentatif

4) Registres :

registre didactique : vise à instruire les grands dirigeants

5)Relation scripteur / destinataire:

Machiavel adresse aux princes des conseils en matière de comportement.

Il s’adresse également à importe quel lecteur mais aussi à Laurent

6)Structure du texte:

1° paragraphe : sorte d’intro : Machiavel annonce la thèse de l’extrait

2° paragraphe : explique les deux façons de combattre := l’homme et l’animal

3° paragraphe : il est nécessaire d’obtenir des qualités de souverain : la fin justifie les moyens.

4° paragraphe : l’apparence en politique est plus importante que l’essence : c’est l’image qui compte.

Intro :

L’éducation est un sujet que l’on trouve au coeur de la réflexion des auteurs humanistes, qui, méditant les possibles progrès de l’humanité, envisagent naturellement l’éducation comme la voie idéale pour les promouvoir.

Nicholas Machiavel, diplomate de la Florence du début du siècle, fin connaisseur des ressorts de la vie politique de son temps, s’est ainsi appliqué à transmettre ses réflexions en la matière dans un ouvrage didactique, Le Prince, dédié au jeune Laurent de Médicis.

Au chapitre XVIII, Machiavel adresse au prince des conseils en matière de comportement.

En quoi peut on dire que cet extrait didactique propose, à l’élève qu’est le prince, une éducation politique tout à fait inattendue, à rebours de la morale commune?

  1. un propos structuré et efficace : répond aux attentes du lecteur

A) propos structuré : raisonnement logique, didactique

B) locuteur impliqué de manière discrète : posture de conseiller diplomatique

C) implication du destinataire de manière discrète encore une fois : prince : figure ambivalente : individualisée et universelle

  1. mais propos novateur une conception exclusivement pragmatique

A) référence morale écartée

B) référence absolue : conservation du pouvoir, présentée comme une lutte

  1. Audace cynique des conseils proférés de manière persuasive = méprise conventions sociales

A) comparaison animale déroutante conduite de façon parlante et persuasive

B) affirmation de la nécessité de la dissimulation : dégradant d’un point de vue moral

C) nécessité de la versalité

Ccl:

Ce texte de N. Machiavel se présente comme l’extrait d’un traité ordinaire de conseils politiques, mais son propos est en lui-même tout à fait audacieux, puisqu’il invite l’homme politique à se placer au-dessus de la loi morale pour garantir sa propre puissance. Cet aspect du texte est d’autant plus saisissant qu’il s’énonce sur un ton parfaitement mesuré, raisonnable, dépassionné. Machiavel, sans la moindre hypocrisie, c’est-à-dire sans user du moindre masque invite son prince à devenir un maître en hypocrisie, pour des raisons fondées sur l’observation des faits.

Une telle conception de la politique peut paraître en opposition avec celle que propose, à la même génération, Érasme, dans des ouvrages tels que son Enseignement d’un jeune et dévot prince chrétien écrit en 1516. Le titre même indique quelle place l’auteur accorde à la dimension religieuse, et donc à la dimension morale, dans l’éducation d’un prince. Cependant l’un et l’autre auteurs s’entendent bel et bien pour promouvoir la sagesse et la raison du pouvoir. On peut ainsi dire que l’un, Machiavel, homme du compromis, en ouvrant la voie au pragmatisme politique, représente la progression humaniste, tandis que l’autre, Érasme, en incarne l’idéalisme nourri d’absolu.

Erasme = ceux dignes d’être princes : consacrent leur personne au bien de l’État et non l’État à leur profit

art de la paix + bonheur des sujets

propos structuré : raisonnement logique, didactique

- progression du raisonnement : récurrence conj coor “donc”

- liens logiques : “toutefois”, “parce que”

- emploi du présent de vérité général

locuteur impliqué : posture de conseiller diplomatique

- deux occurrences de la première du singulier

- omniprésence de tournures impersonnelles injonctives : l. 1à “il convient de”

implication du destinataire : prince, figure ambivalente : individualisée et universelle

- quelques occurences de la deuxième pers du singulier : posture de l’élève

- emploi de “on”, on glisse de Laurent de Médicis, vers un destinataire général : les puissants

- emploi le plus souvent de la 3eme de singulier :+ “un prince” : article indéfini généralise

référence morale écartée

- constat de la moralité expéditif qui contraste avec le reste du sujet : adv “toutefois”

- question morale resurgit à la ligne 23, 24 : pour être balayée

= conditionnel de l’irréel “si” / son raisonnement : observation du réel

- l. 41, 43 : constat lucide de l’expérience : chute de phrase sur une symétrie de construction en quatre temps rythmée par la répétition de la prep “contre”

référence absolue : conservation du pouvoir, présentée comme une lutte

- “ se maintenir au pouvoir”, faire “de grandes choses”

- image de la lutte = deux façons de combattre → nécessité de la lutte

- “contraint à”, “obligé”

- fonction : faire de grandes choses, dépasser les autres, préserver sa place

comparaison animale

- déroutante : animaux associés à la primitivité v/s hommes civilisés : raison v/s sagesse

- choix des animaux spécifiques

= lions : force et noblesse

= renard : intelligence et agilité

- habileté rhétorique de l’argument d’autorité : référence aux écrivains anciens

affirmation de la nécessité de la dissimulation : dégradant d’un point de vue moral

- absence totale de dissimulation de l’idée : idée énoncée explicitement

- idée soutenue par argumentation solide

= système hyperbolique l. 26

- sommet du cynisme

- nécessité de paraître = apparence + important que l’essence même

- “contre” = renforce l’idée

nécessité de la versatilité

- clarté de construction, jeux de symétrie révélant oppositions

- chute de la longue phrase l. 35-39

- idée reprise en fin d’extrait par image métaphorique

= plaisant

M. De Montaigne , Essais, livre I, chap XXVI.

“De l’institution des enfants”

1) Michel De MONTAIGNE : (1533-1592)

- issu d’une famille bordelaise fort riche et récemment anoblie

- éduqué à partir de l’idéal humaniste

- ne néglige pas l’éducation physique morale et religieuse

- incarne l’évolution de son siècle : il est en oscillation entre les deux, pôles qui l’attirent.

- auteur humaniste pessimiste, obsédé par la mort

- il eut trois passions

1) l’amitié : Etienne de la Boétie : amitié véritable : “ parce que c’était lui parce que c’était moi”

2) l’évasion dans la lecture et les voyages

3) l’écriture des Essais : pour Montaigne, l’écriture est l’occasion d’exercer librement sa pensée.

- lire non pas pour apprendre mais pour y frotter et former sa cervelle : comprendre

- former son jugement et son esprit critique

- “ avoir un tête bien faite plutôt qu’une tête pleine”

- rendre les hommes meilleurs “ non plus savants mais mieux savants”

- nécessite une culture universelle et encyclopédique

- réfléchir intellectuellement et moralement

- méthode pragmatique : être confronté au monde actif

2) Les Essais

- oeuvre d’une richesse incroyable: 3 tomes

- Titre: Essais: mise à l’épreuve, ébauche, tentative

- Montaigne intègre la dimension autobiographique dans ses Essais car il pense que sa vie est un aliment de réflexion

- s’intéresse à la fluctuation de l’homme

- « Chaque homme porte en soi la forme entière de l’humaine condition »

- Montaigne décide de se peindre fidèlement, de manière la plus sincère

- oeuvre baroque qui évoque le mouvement, le changement

- démarche philosophique, quête de la vérité

→ La pensée de Montaigne va à « sauts et à gambades »

- Il n’énonce pas la thèse de façon frontale, il l’a suspend : créer du suspens

- Il part du général pour aller vers le particulier, le soi

3) Genre

oeuvre : genre argumentatif

extrait : genre argumentatif

4)Relation scripteur / destinataire:

extrait dédié Diane de Foy,

une dame de sa connaissance qui lui a demandé des conseils pour l’éducation de son fils « Mon écolier » : tournure affectueuse

aussi dédié à tous les hommes : on est tous des élèves

Intro :

L’éducation est un sujet que l’on trouve au coeur de la réflexion des auteurs humanistes, qui, méditant les possibles progrès de l’humanité, envisagent naturellement l’éducation comme la voie idéale pour les promouvoir.

Montaigne, auteur humaniste et penseur de la deuxième partie du XVIè siècle incarne l’évolution de son siècle, entre l’humanisme et le baroque. Sa passion pour l’écriture, qui est pour lui l’occasion d’exercer librement sa pensée, le pousse à rédiger son oeuvre magistral les Essais(rédigé entre 1572 et sa mort) dans lequel il révèle tout son génie et où toutes les questions du siècle sont posées et illustrées d’un nombre impressionnant de références latines.

Le texte 32, du chapitre 26, De l’institution des Enfants du premier livre, est dédié au fils d’une amie qui lui avait demandé des conseils d’éducation. Ainsi dans cet extrait, Montaigne donne son opinion sur l’éducation.

Comment la réflexion sur l’éducation humaniste s’exprime-telle dans ce texte ?

À quoi tient la force argumentative de cet extrait qui propose une réflexion sur les bienfaits éducatifs de l’expérience du monde?

  1. Un texte embrassant plusieurs mouvements

A) Critique du repli sur soi + éloge du cosmopolitisme = humanisme + Antiquité

B) baroque = + mouvement, digression, critique de la guerre

  1. Relation entre narrateur et lecteur

A) subjectivité du narrateur

B) une adresse du maître à l’élève

  1. Texte convaincant didactique ancré dans la réalité

A) un texte didactique = discours : incite les hommes à réfléchir, effet d’attente

B) texte plaisant = images qui tissent la vie quotidienne

CCl :

Ce texte didactique ancré dans la réalité de Montaigne propose donc une réflexion sur les bienfaits éducatifs de l’expérience du monde en faisant l’éloge du cosmopolitisme et la critique du repli sur soi-même. Afin d’être écouté, Montaigne rend son texte intéressant et plaisant.

Quelques années auparavant, Rabelais , un écrivain du XVIII écrivit son premier livre, un roman fictif, dans lequel il raconte les aventures d’un jeune géant. Dans le chapitre 8 dans ce livre, Rabelais donne ce que serait selon lui, l’idéal de l’éducation à travers le personnage de Gargantua. Dans le texte 32, Montaigne prône particulièrement l’ouverture au monde, alors que si la lettre de Gargantua envisage l’ouverture au monde, Rabelais prône particulièrement une éducation complète avec l’enseignement de nombreuses disciplines, ce que ne fait pas Montaigne.

→ humaniste

- références à l’antiquité = Socrate

- relativité : changement d’échelle = diff exemples → Savoyard + monde

- cosmopolitisme et éloge de l’étranger = tournures exclamatives

- éloge de l’étranger contenu dans la première phrase qui annonce la thèse défendue par Montaigne dans cet extrait

- repli sur soi = immensité des choses v/s nous

- l. 19 “ Aqui il grêle sur la tête, tout l’hémisphère semble être en tempête et orage”

→ baroque

- critique de la guerre → guerres civiles → anaphores de Tant de avec victoire et tt → allusion à la mort

- critique de la religion → incohérence des propos du prêtre -> qui le ridiculisent

= révélatrices d’un contexte politique instable

- mouvement du à sa réflexion = digression→ réflexion qui va “ à sauts et à gambades”

- peux de connecteurs logiques = marque d’oralité “mais” “et”

→ subjectivité du narrateur

- première personne “je” → expériences personnelles

- jugement des adjectifs mélioratifs “merveilleux” l.1

- enthousiasme = tournures exclamatives

→une adresse du maître à l’élève

- adj possessif “Mon écolier” → bienveillance = allusion Diane de Foy

= mais leçon destinée à tous les hommes

- champs lexical de la réflexion et d l’enseignement “connaissance”, “juge”, “écolier”, “apprennent”, “instruisent”, “apprentissage”

- destiné à tous les hommes, même lui = s’inclut dans “nous”

→ un texte didactique

- pluriels généralisants : “Nous” : se met au même niveau que tous les hommes : s’adresse à tous les hommes

- fluidité du discours : comme de pensées “ tant de” + “qui”

- présent de vérité générale : “ tant de … verbe au présent”

- oralité, rhétorique : adresse directe au lecteur

- phrase d’intro : annonce la thèse de l’extrait : présent de vérité général

- structure syntaxique rend le propos clair “ ne pas … mais” : opposition

- phrases à valeur de maximes

- discours directe, oralité, séduction rhétorique : suscite l’attention du lecteur

- effet d’attente, suspens capte l’attention du lecteur

- “ Mais” : attire l’attention : idée à retenir l. 25

→ un texte plaisant

- simplicité syntaxique

- commence comme un récit

- fait sourire : utilise des exemples simples et niais

= “cette machine” : la terre l. 13

= “ jour du jugement nous prend au collet”

= “ espérance d’éterniser notre nom par la prise de dix argolets et d’un poulailler ”

= “ histoire du Savoyard” “ sot de roi”

- expressions familières : lexique familier

- “ prêtre”, “village” + se moque des hommes + de la religion

- utilise images pour clarifier son propos “ à la vue de notre nez”

- personnes que les hommes peuvent croiser dans leur quotidien

- utilise des mots vagues : montre immensité des choses, de la vie

- utilise très peu de connecteurs logiques

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