Séquence 3 : Charles, Baudelaire, Tableaux parisiens : entrée dans la modernité poétique


Objet d’étude: Poésie et quête du sens du MA à nos jours

Baudelaire , « Les Fleurs du Mal », Tableaux Parisiens

À une passante

Intro :

Le XIX° siècle voit se jouer la première révolution industrielle et le développement de ses paysages urbains. Le thème de la ville se retrouve ainsi dans la littérature et plus particulièrement la poésie. Charles Baudelaire, poète et critique d’art, auteur du recueil des Fleurs du Mal, parut en 1857 avant d’être condamné par la censure. Suivant “spleen et idéal”, “Tableaux parisiens” est la seconde section de cette œuvre. Dans ce Paris modernisé où déambule le poète, le spleen et la souffrance nourrissent l’expérience du beau. Le poème n°XCIII (43) À une passante suit Les petites vieilleset Les aveugles, publiés dans la revue L'Artiste en 1855, ayant été recueillis dans la deuxième édition des Fleurs du mal en 1861. Il créer une réelle rupture avec les poèmes précédents car Baudelaire s’adresse personnellement à la personne à qui ce poème est destiné, de plus il s’agit d’une seule personne en particulier. Cela est donc en opposition avec les poèmes précédents dont les titres sont généraux avec l’usage du pronom indéfini Les, de plus il s’agit d’un groupe de personne et non d’une personne en particulier. Ce sonnet en alexandrins narre une rencontre amoureuse en ville entre une passante et le poète.

I. Baudelaire renouvelle la tradition

A) S’inscrit dans la tradition du sonnet

B) Présente certaines irrégularités

II. Baudelaire présente la figure de la passante qui incarne l’esthétique de la modernité

A) Baudelaire fait une description de la passante, allégorie de l’idéal

B) La description de la passante est influencée par les lieux et temps de la rencontre

III. Baudelaire associe au thème de l’amour celui de la mort, mêlant ainsi spleen et idéal

A) L’angoisse de la mort est associée au thème de l’amour

B) Le spleen se manifeste dans ce poème

Conclusion :

Ce poème, bien qu’inscrit dans la tradition du sonnet, est moderne. En effet, il évoque un émoi fugace amoureux en ville qui implique une réflexion importante chez le poète.

Ce poème est représentatif de la poésie de Baudelaire. En effet, bien qu’inscrit dans la tradition du sonnet (perfection formelle, effet de chute), il n’en est pas moins d’une modernité surprenante. Le poète, lui, reste enfermé entre son « spleen » et « l’idéal », que représente la figure de la passante, et ne trouve de salut qu’à travers l’art poétique.

Ce poème peut faire écho à un autre poème appartenant lui aussi à la section de Tableaux parisiens = Le cygne avec Andromaque

Il s’agit, en effet, du poème numéro 50 de la section, s’intitulant La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse.Il s’inscrit lui aussi dans la modernitépoétique car il lie l’amour et la mort. De plus, il révèle le spleen du poète. Cependant, il ne s’agit pas d’un sonnet, mais d’un douzain et d’un huitain en rimes suivies. dans ce poème Baudelaire n’évoque pas àla rencontre avec une “passante” mais une servante.

S’inscrit dans la tradition du sonnet

- Sonnet : quatorze vers en alexandrins composant deux quatrains et deux tercets

- Ce poème correspond à la structure du sonnet qui confère traditionnellement une unité de sens aux quatrains en les opposant aux tercets

= 2 quatrains : consacrés à la description de la situation et à la « mise en scène »

= 2 tercets : dédiés à une réflexion plus générale

- Structure binaire peut aussi s’analyser à travers de l’énonciation

= récit du vers 1 au vers 9

= discours adressé à la disparue du vers 9 à 14

- Vers : alexandrins répond aux règles du sonnet par la longueur de son vers

- Effet de chute : vient fermer le sonnet = présentant un parallélisme de construction + lyrisme dû à l’apostrophe « Ô »

Cependant il présente certaines irrégularités

- Deux schémas de rimes au lieu d’un dans les quatrains

= Les rimes ne correspondent pas ni aux règles du sonnet français ni à celles du sonnet italien

o Français : ABBA ABBA CCD EDE

o Italien : ABBA CDDC EFE FGG

- Distique en rimes plates situé à la fin du poème alors qu’on en trouve habituellement en début de poème

- Le thème du poème est moderne = l’évocation du thème de la ville

= le titre du poème rappelle l’urbanisme se développant à l’époque de Baudelaire

- Même si les thèmes de l‘amour et de la fuite sont des thèmes romantiques et répandus

Baudelaire fait une description de la passante allégorie de l’idéal

- Les adjectifs « longue, mince » (v.2) « majestueuse » (v.2) « fastueuse » (v.3) mettent en valeur la silhouette de la femme.

- Sa beauté est sculpturale comme le montre l’analogie avec une œuvre d’art suggérée par la métaphore « avec sa jambe de statue » (v. 5)

- De la même façon il insiste sur sa légèreté : longue, soulevant, balançant, le feston et l’ourlet. L’allitération en [L] imite cette légèreté, + le rythme du vers 2 insiste sur la légèreté et le mouvement.

- Les participes présents « soulevant, balançant » (v.4) suggèrent une certaine vivacité, et confère à sa démarche un rythme dansant et gracieux.

= lié au rythme binaire, symétrie entre les deux participes

- Sa beauté est également signifiée par l’hypallage dû au feston et à l’ourlet « main fastueuse » (v. 3) : il s’agit ici pour le poète de souligner le raffinement de cette femme.

= ce qui peut être fastueux = un décor, un tissu

= montre la grandeur, la solennité

La description de la passante est influencée par les lieux et temps de la rencontre

- La rue est omniprésente par son bruit : « assourdissante, « hurlait » v1 `

= hiatus =obstacle phonique = crée discordance

- Le poète semble appartenir à ce décor au v. 6 « autour de moi »

= au cœur du vers = le poète est perdu dans l’univers en question

- Univers urbain apparaît angoissant, oppressant

= sonorités « u », « en », « o », « ou », « oi », « ai »

- Le poète semble tomber dans la folie

= « extravagant » = l’aliéné, le fou àrenvoi à un imaginaire idéal

= il semble se fondre dans le décor urbain

- Sonorités dures suggèrent la crispation = os qui s’entrechoquent, raideur, immobilité

= s’oppose explicitement à la souplesse, courbe qui définissent la passante

- Moment de la rencontre est mis en évidence par le jeu des temps

= imparfaits v/ passé simple et participe présents v/ présent de vérité générale

- Le temps semble s’arrêter et un autre lieu se dessine alors, celui de l’idéal du poète : le lieu où la rencontre se fait : l’« éternité »

L’angoisse de la fuite du temps, de la perte, de la disparition est associée au thème de l’amour

- Jeu d’oppositions se concentre sur le premier hémistiche du premier vers du premier tercet.

= Nous sommes au milieu du poème, et c’est une rupture : « Un éclair… puis la nuit ! » v.9

- Cette rupture est marquée par l’antinomie (contraste) de la lumière et de l’obscurité, renchérit par des termes qui suggèrent une certaine intensité : la nuit = obscurité totale, absolue le terme « nuit » évoque en contrepoint la mort, un état léthargique/ l’éclair est une lumière intense, qui aveugle. il suggère également une présence éphémère, qui ne peut pas s’inscrire dans la durée. La vue de cette femme tient du mirage.

- Cette idée se trouve reprise au v 3 avec le verbe « passa ». Ce verbe est conjugué au passé simple, un temps qui indique que l’action est totalement achevée, coupée du présent

A cela s’ajoute l’idée de la fuite contenue dans les expressions « fugitive beauté » au v9 et « tu fuis » v 13. L’enjambement du v 9 sur le v. 10 mime ce passage extrêmement rapide

- Cet aspect éphémère peut rappeler la fuite du temps et la vie vouée à s’éteindre.

- Le plaisir de la rencontre tourne donc à une pensée macabre : l’idéal est un idéal avorté, insaisissable, inatteignable

Le spleen se manifeste dans ce poème

- Poème empreint de désespoir àquestion oratoire du vers 11, le verbe de doute v 13 « j’ignore » et « tu ne sais » et la locution adverbiale « trop tard » v. 12

- Chiasme vers 13 : structure de répétition inversée

= « je » et « tu » et Baudelaire ajoute répétition par synonyme

= symbolise à lui seul cet amour impossible. "je" et "tu" sont condamnés à se croiser sans jamais se rencontrer.

- La plainte : la fin du poème évoque la plainte du poète avec l'anaphore de l’apostrophe solennel "Ô" dans le dernier vers (v.14) et l'emploi du subjonctif dans le dernier vers qui suggère ici l’irréel "que j'eusse aimée

- Il recourt en effet à la 2ème personne : « Ne te verrai-je » v.11, alors qu’il évoquait logiquement la passante à la 3ème personne. Le poète s’adresse à la passante intérieurement = lamentation

Baudelaire , « Les Fleurs du Mal », Tableaux Parisiens

Crépuscule du matin

Intro :

Le XIX° siècle voit se jouer la première révolution industrielle et le développement de ses paysages urbains. Le thème de la ville se retrouve ainsi dans la littérature et plus particulièrement la poésie. Charles Baudelaire, poète et critique d’art, auteur du recueil des Fleurs du Mal, parut en 1857 avant d’être condamné par la censure. Suivant “spleen et idéal”, “Tableaux parisiens” est la seconde section de cette œuvre. Le poème n° CIII ( 53) Crépuscule du soir est un poème de clôture et suit le poème Rêve parisien. Crépuscule du soir, est en aliénation avec le reste de la section et particulièrement avec le poème Crépuscule du soir. Il est en effet le dernier de sa condition et le terme de crépuscule du matin créer dès lors un paradoxe. Il s’agit d’un tableau du réveil difficile de la ville après une nuit de débauche.

En quoi peut-on dire que ce poème est un poème de clôture ?

I. Une description d’un paysage organisé qui joue le rôle de clôture

A) Un poème organisé = conclusion

B) Sorte d’ouverture = paradoxe

II. Un poème qui suit les thèmes du reste de la section

A) La place de la femme

B) En utilisant des allégories

III. Thèmes sérieux qui peuvent choquer = un poème moderne

A) Érotisme

B) Mort, souffrance

En quoi Baudelaire décrit le monde urbain comme un monde à l’envers ?

I. Une description du paysage organisé

A) Un poème organisé qui joue le rôle de conclusion à la section

B) Description d’un tableau

C) Un certain paradoxe entre début et fin

II. En faisant le portrait de débauchés

A) La place des femmes

B) Allégories

III. En associant ce monde urbain à la sexualité et à la souffrance

A) Érotisme

B) Mort, souffrance

Ouverture = crépuscule du soir

- Sexualité = prostitution

- Débauchés = catins, escrocs, complices

= monde à ‘envers : les débauchés vivent la nuit et commencent leur travail `

= paradoxe : fin de la journée et début pour certains

- Travail

- Douleur

- Idée de la nuit, sombre

- un poème organisé = intro développement ccl= ouverture

- un poème de clôture

- diptyque en guise d’introduction

- développement 22 alexandrins

- conclusion = quatrain

- ouverture = à la fin du poème, c’est le début de la journée comme le titre du poème, la vie recommence

- développe un discours

= utilisation de l’imparfait, de répétition, de durée chronologique non close

= laisse entendre que le poète développe un récit

- description du paysage

- le poème s’ouvre sur une scène d’extérieur àcours des casernes = lieu

= évocation d’un espace vaste, vide, suggestion du froid

- peinture d’un tableau vivant = « c’était l’heure où »

= formule utilise un présentatif qui confirme l’hypothèse de peinture d’un tableau vivant, animé

- Tracés horizontaux avec le vent, souffle

- « les maisons çà et là » = dresse un tableau

- « une mer de brouillard »

- « la Seine déserte »

àcôté paradoxal

- paradoxe fin et début

- sombre mais lumière

- commencement dans l’effort

- trouble du commencement et de la fin

- Alliance des contraires allant jusqu’au titre

= crépuscule : sombre, obscur douteux v/s matin : clair, début de la journée, lever du soleil

= s’emploie pour l’heure du soir, du couché du soleil

= emploie détourné pour désigner l’aube

- S’exprime dans tout le poème = c’est le matin = Clairons mais idées sombres…

- Le sombre paris « empoignait ses outils » = action qui annonce une suite, pas réellement une fin mais plutôt un commencement

- s’intéressent aux femmes particulièrement

- le rôle de la femme est d’aimer

- les pauvresses et les femmes de plaisir = associées à la sexualité, l’amour

- sorte de pitié

- association d’idées = condition de leur vie à travers leur corps

- décrit à travers la partie de leur corps qui fait leur féminité = les seins

- misère du corps et souffrance physique

- femmes associées à la douleur = gésine

àAllégories

- Paris = rôle d el’homme

- L’aurore = femme

- Paris est l’allégories du travailleur acharné, ses outils, vieillard laborieux

= on peut l’associer à Ephaïstos = figure mythique

= musclé, sombre : force de la nature àemploie ses outils comme un forgeron

- L’aurore est aussi une allégorie même si Baudelaire n’a pas mis de majuscule

- Couple qui se dessine, les deux allégories sortent avec le jour

àévocation de la mort et de la souffrance

- morbide

- effort, torture, travail

- répétition du rythme et de la douleur souffrance

- ceux qui agonisent

- accouchement, sang

- étouffement

- dernier râle

- hoquets = amusant mais terrible à la foi

-sorte d’érotisme = sexualité

- bruns adolescents = ambiguïté sexuelle

- intimité = lit + nuit

- femmes de plaisir = bouche ouverte

- femmes décrites par la partie de leur corps qui désigne la sexualité = les seins

- « seins » des pauvresses te femmes de plaisir

Baudelaire , « Les Fleurs du Mal », Tableaux Parisiens

S3 L5 : L’amour du mensonge

Intro :

Le XIX° siècle voit se jouer la première révolution industrielle et le développement de ses paysages urbains. Le thème de la ville se retrouve ainsi dans la littérature et plus particulièrement la poésie. Charles Baudelaire, poète et critique d’art, auteur du recueil des Fleurs du Mal, parut en 1857 avant d’être condamné par la censure. Suivant “spleen et idéal”, “Tableaux parisiens” est la seconde section de cette œuvre. Dans ce Paris modernisé où déambule le poète, le spleen et la souffrance nourrissent l’expérience du beau. Le poème n° 98 L’amour du mensonge se situe entre Danse macabreet je n’ai pas oublié, voisine de la ville. Il s’agit de la description d’une femme aux charmes artificiels et vénéneux.

I. Un poème organisé dans lequel le poète exprime sa vision de l’amour

A) Développement

B) plusieurs interlocuteurs

II. Dresse un tableau de ce qu’il voit

A) une description de la personne floue, identité floue = femme

B) un poète voyeur

III. Le poète loue la beauté de la femme en associant l’apparence à l’essence

A) embrassement des contraires

B) fait éloge de cette femme

Conclusion

Ouverture = À une passante

- toutes les deux passantes = description d’une femme

- malgré le mouvement elles sont toutes les deux statiques

- description car amour àbeauté

- à une passante = pas de description morale

= l’amour du mensonge évoque l’apparence et l’essence

- Fin = se finit en sorte d’ouverture

- Avec des questions = fausses questions = charme de l’interpellation, de l’adresse directe

- Description de ce qu’il voit = peint un tableau : « Quand je te vois passer »

- le poète a plusieurs interlocuteurs

- Poète un peu perdu

- S’adresse à lui-même = « je me dis » = vision personnelle

- S’adresse à la femme « Es-tu ? »

- S’adresse aux cieux = « Ô Cieux

- Dialogue intérieur

- un poète voyeur

- Il sait regarder au-delà des apparences

- « contemple » « regarde »

- Poète concentre son attention sur un détail physique = les yeux

= révélateurs de l’âme

- Perce à jour les personnes

une description de la personne floue, identité floue = femme

- Il est question d’un moment fugace

- Personne allégorisée dans le titre

- Occasion sociale soirée mondaine ou quotidien : on ne sait pas

- Bonne ou mauvaise compagnie

- un portrait moral et physique de la femme

= Statique, Personnage trouble, ambiguë

= Description peu valorisante sur le plan moral `

-fait éloge de cette femme

- Donne à voir cette femme comme une œuvre d’art mais inquiétante

- Connaît le mensonge possible par l’apparence mais ne l’aime pas moins

- Il salut sa beauté qu’importe l’apparence, le masque

- Allégorie de l’apparence

- àcomplexité de la figure féminine

- embrassement des contraires

- Le vide et la profondeur

- Embrasse le paradoxe mais ne cherche pas à le résoudre = l’accepte comme tel

- S’intéresse à ce qui est sombre, vénéneux, étrange = vérité ne l’intéresse pas

- Or femme est belle, s’intéresse quand même à elle « loue sa beauté »

- Sait que l’apparence ne fait pas l’essence

= la compare à des « écrins sans joyaux » à des « médaillons sans reliques »

- Apparence promet la profondeur mais est trompeuse et essence pas à la grandeur de l’apparence

- Paradoxe entre ce qui est sombre et ce qui est clair

- Voit la possibilité du mensonge mais ne l’aime pas moins

Baudelaire , « Les Fleurs du Mal », Tableaux Parisiens

S3 L2 : Le Cygne, partie I

Intro :

Le XIX° siècle voit se jouer la première révolution industrielle et le développement de ses paysages urbains. Le thème de la ville se retrouve ainsi dans la littérature et plus particulièrement la poésie. Charles Baudelaire, poète et critique d’art, auteur du recueil des Fleurs du Mal, parut en 1857 avant d’être condamné par la censure. Suivant “spleen et idéal”, “Tableaux parisiens” est la seconde section de cette œuvre. Dans ce Paris modernisé où déambule le poète, le spleen et la souffrance nourrissent l’expérience du beau. Le poème n° 89 Le Cygne se situe entre A une mendiante rousse etLes sept vieillards dans lesquels le poète décrit ses rencontres. Dans ce poème, Baudelaire décrit la peine qui le traverse due aux changements de la ville de Paris par l’architecte Haussmann. Dans la première section de ce poème, Baudelaire décrit le spleen qui le traverse par le personnage du Cygne.

En quoi Baudelaire exprime-t-il ici le spleen qu’il traverse provoqué par les changements de la ville de Paris ?

I. Le poète exprime ses émotions

A) Le spleen entre souvenirs et réalité

B) On perçoit la réflexion personnelle du poète

II. S’identifie aux figures de l’éxilé

A) Le cygne

B) Andromaque

III. Un ton solennel presque tragique

A) Allusion à la transcendance

B) Plainte du poème + ton solennel

Conclusion

Ouverture : l’Albatros = Spleen et idéal

- Dans l’Albatros, Baudelaire s’associe à l’Albatros comme dans le Cygne

àAlbatros = comparaison = explicite alors que dans le Cygne implicitement

- Albatros boite lorsqu’il est sur terre = l’endroit où il est majestueux, même princier c’est dans les airs

- Le cygne vit dans l’eau, dans une cage et sur les pavés, il est un exilé = ne peut s’épanouir et vivre

= le Cygne, l’Albatros et le poète sont des exilés

- Albatros ne parle pas de la ville de Paris = uniquement l’exil

Le poète est semblable au prince des nuées,

Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;

Exilé sur le sol au milieu des huées,

Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

àopposition entre souvenirs et réalité qui montre sa mélancolie voire le spleen qu’il ressent à cause des changements

- « Jadis » « là », « un matin »

- Se réfère au temps passé

- « mémoire fertile » : réel ou imaginé

- « vieux paris n’est plus » = tristesse du poète

- « hélas » = mélancolie

- « là s’étalait » = formule répétée prouve tristesse du changement = évoque le passé

= v. 13, 14

- « mémoire fertile »

- « bric-à-brac confus » = description nouveau paris péjorative

- on perçoit la réflexion personnelle du poète

- Réflexion intérieur

- Le poète cherche à retrouver son passé : à travers ces allégories

- « je pense à vous »

- « je ne vois que » : vision du poète

- Au début impressions du poète et après impressions du Cygne

- Il se balade et pense à Andromaque = ce qu’il fait au présent est moins important que ce à qoui il pense

- Figures antiques

- Andromaque

- Figure d’exilé antique = faite prisonnière

- S’adresse directement à Andromaque = apostrophe + premier mot = honneur

- fait allusion à l’archéologie antique

= décrit le passé

- pense à Andromaque car elle est une figure de l’exile, alors il s’associe à elle, de plus Baudelaire accorde une grande importance dans ce recueil.

- Ovide = dresse la tête vers le ciel alors que les animaux regardent par la terre

= mélange symbolique d’homme et animal qui emblématise le poète

- Ex du Cygne

- Cygne échappé de sa cage

- Exilé dans l’espace et dans le temps

- « ruisseaux sans eaux »

- Cygne n’est pas dans son élément

- Le cygne est nostalgique de son lac

- L’allégorie du poète : le Cygne

- Allégorie de tous les hommes

- Cherchent réponses à leurs questions

- Le cygne est beau ais emprunt de tristesse

- allusion à la transcendance

- Divinité

- Force de puissance surnaturelle

- Fait penser au tragique = cela ne peut changer

- L’homme victime de son destin = paris change et Baudelaire ne peut rien faire

- Divinités : « reproches à Dieu » = le Cygne est victime de son monde comme le poète

= d’une certaine manière les Dieux sont responsables

- « vers le Ciel » = allégorie

- la plainte du poème

- un ton solennel

- Le cygne parle

- « cou convulsif » = souffrance de ne pas être là ou il veut

- « douleur de veuve » = il est veuf de sa ville

- Sorte d’effet d’attente car explication du titre vient tard à5è quatrain uniquement

Baudelaire , « Les Fleurs du Mal », Tableaux Parisiens

S3 L3 : Les Petites Vieilles partie IV

Intro :

Le XIX° siècle voit se jouer la première révolution industrielle et le développement de ses paysages urbains. Le thème de la ville se retrouve ainsi dans la littérature et plus particulièrement la poésie. Charles Baudelaire, poète et critique d’art, auteur du recueil des Fleurs du Mal, parut en 1857 avant d’être condamné par la censure. Suivant “spleen et idéal”, “Tableaux parisiens” est la seconde section de cette œuvre. Dans ce Paris modernisé où déambule le poète, le spleen et la souffrance nourrissent l’expérience du beau.Les petites vieilles se situe entre Les sept vieillards et Les aveugles,deux groupes de personnes victimes d’une certaine exclusion sociale. Ce poème est donc dans la continuité de la section de ce recueil il s’agit encore une fois d’une rencontre. Dans ce poème, Baudelaire met en avant la figure de la femme et de la vieillesse, il trouve la beauté dans la laideur.

Quelle image de la femme est donnée dans ce poème ?

I. Un regard sur la vieillesse des femmes

A) Femmes abandonnées qui ont vécu

B) Mais toujours désirables = trouve beauté dans la laideur

II. Le poète fait leur éloge en s’associant à elles

A) Eloge

B) Portrait positif

C) Figure de l’exil, les respecte = titres les petites vieilles = apprciatif

III. À travers ces femmes, le poète décrit la ville

A) Une ville éphémère

B) Description d’autres personnages = enfant + ivrogne

I. Présence du poète

A) Poète voyeur

B) Joue sur les détournements immoraux

C) Trouve la beauté dans la laideur

II. Description d’un paysage ou d’un tableau

A) Un poème en ascension

B) Ville décrite comme éphémère à travers les petites vieilles

III. Présence de la femme

A) Eloge des petites vieilles

B) Portrait positif

C) S’associe aux petites vieilles

Conclusion :

Ouverture = les aveugles àrépertoire des figures de l’exclusion

Amour pour l’humanité

Amour pour trouver la beauté dans la laideur

Figure de l’exclusion = différents

= fragilité, complexité du regard

= capable d’empathie et de tendresse

S’associe lui aussi à eux mais ne les comprend pas tout à fait

- poète voyeur

- Posture d’observateur = COD

- Je les vois par l’imagination

- Il se nourrit de la contemplation des autres = étoffe créée

- « Vous surveille », « l’œil inquiet » « fixé sur vos pas »

- « je vois »

- joue sur les détournements immoraux

- sensualité, sexualité

- «  s’épanouir » « Passions » «  jouit » « vices »

- La sainte et la courtisane = embrassement des contraires

- beauté dans la laideur = embrasser les contraires

- Tout mérite son regard, son attention même les choses dont la société dit qu’elles sont laides

- Le poète est en quête de ces beautés corrompues que recèlent la ville

- Petites vieilles : bizarreries urbaines

- « un ivrogne … vous insulte d’un amour dérisoire » = désirables

- S’intéresse à ce qui est étrange

- poème en ascension = fin apothéose

- Exclamations

- Rythme croissant = enthousiasme

- Fin = ouverture, perspective vers la transcendance àdimension noble voire tragique

- présence religieuse : Ève = image biblique

- O merveilles

- caractère éphémère de la ville

- Caractère éphémère de toute la vie humaine à travers ces femmes àles petites vieilles

- Reste peu de temps à vivre pour elles

- cadre urbain de la rubrique

- Image de la promeneuse qui se déplace = mouvement àla passante

- Rythme qui suggère le rythme de la marche

- éloge des petites vieilles

- Les honore

- Destinataires, interlocutrices directes

- Reconnaît la complexité de l’être humain

- valorise les petites vieilles mais image paraît dépréciative

- Les compare à de la poussière implicitement

- Paradoxe profond = plus grande petitesse vouée à la grandeur de l’humanité

- Enrichissement du portrait

- Réduction progressive des groupes de mots

- Description déchirante d’une forme d’humilité

- Désignées de façon métonymiques = dépassées par leur grandeur

- Avant étaient célèbres, ne le sont plus, sont oubliées

- Association avec le poète = figure de l’errance

- le poète s’associe aux petites vieilles

- Elles sont ses sœurs = elles lui sont fraternelles

- Congénères

- figure de l’errance

- S’intéresse aux négligés aux laissés pour compte

- Il les admire v/s l’ivrogne

- les surveille comme l’aurait fait un père

Baudelaire , « Les Fleurs du Mal », Tableaux Parisiens

S3 L1 : Paysage : poème liminaire

Intro :

Le XIX° siècle voit se jouer la première révolution industrielle et le développement de ses paysages urbains. Le thème de la ville se retrouve ainsi dans la littérature et plus particulièrement la poésie. Charles Baudelaire, poète et critique d’art, auteur du recueil des Fleurs du Mal, parut en 1857 avant d’être condamné par la censure. Suivant “spleen et idéal”, “Tableaux parisiens” est la seconde section de cette œuvre. Dans ce Paris modernisé où déambule le poète, le spleen et la souffrance nourrissent l’expérience du beau. Le 86èmepoème du recueil des « Fleurs du Mal » est le poème liminaire de la section « tableaux parisiens ». Il annonce l’objectif de ce recueil qui est de peindre en poème la vie parisienne à travers des rencontres et des lieux.

En quoi ce poème liminaire annonce-t-il le projet poétique de la section ?

I. Poète annonce une intention

A) Annonce une intention àaffirmé

B) Conception du poète Romantique

II. Le poète dépeint un paysage urbain faisant échos au titre de la section

A) La ville

B) Stimule l’inspiration : lui fait penser à la nature

III. Entre spleen idéal

A) Idéal

B) Spleen de la réalité

Conclusion :

Ouverture = Crépuscule du matin

- Dresse un paysage dans les deux poèmes

- Dans crépuscule du matin= le poème s’ouvre sur une scène d’extérieur = paysage

- Crépuscule du matin = évoque le matin mais teinté d’angoisse

= dans Paysage = ouverture de la section = matin came reposant pas angoissant

- Les deux poèmes ouvrent et ferment la section = se ressemblent mais sont différent car Crépuscule du matin est aussi un poème d’ouverture au recueil d’après poème liminaire et organisé

- Commence comme une intro « Je veux » = valeur pragmatique

- Exprime l’objectif de cette section

- Annonce d’un projet poétique

- « alors »

- « ma volonté »

- Réflexion philosophique à« les deux mains au menton »

- Poème moderne car description de la ville mais toujours sensibilité romantqieu

- Volonté du poète = emploi le futur « je rêverai » : annonce « je fermerai »

- poète romantique

- « Moi » + exaltation des sentiments personnels = principes du romantisme

- « je » + lyrisme

- Poète se compare à des astrologues àpoète prophète interprète les signes du monde

- Images qui appartiennent au repertoire romantique

o Jets d’eau

o Enumération de COD au vers 18

àrôle du poète et son importance

- poète savant

= Astrologues : connaît les étoiles

- « je » très présent = volonté du poète

- « je verrai » = se place en surplomb = poète prophète entre les dieux et les hommes

= Le poète est un interprète des signes du monde

- Entre la terre et le ciel = les clochers

- Description de la ville prépondérante dans cet univers qui semble pourtant rural

- Dimension visuelle de la ville

- Déploie un paysage = fait de la poésie avec qc d’ordinaire = l’atelier + tuyaux

- Brumes industrielles et poétiques lie la ville à la poésie

- Éléments naturels rejoignent lieux communs de la poésie romantique

stimule l’inspiration du poète

- Synesthésie = la ville lui fait penser à la nature

- Proximité avec la nature

- Peint un paysage de façon poétique

- évocation des saisons

- « jardins », « jets d’eau »

- Associe la nature au rêve

- AllégoriesàPrintemps

- intimité avec l’idéal, la rèverie le rêve et l’idéal

- Les deux mains au menton

- poète un lien entre le spirituel et le réel

- « ciels »

- S’encre dans la contemplation du réel

- Idylle

- Dresse un paysage qu’il ne voit pas = c’est un rêve

= synesthésie = la ville le fait peser à la campagne

- réalité : spleen

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Fiche texte: Signe, Apollinaire

OE : La poésie du XIXe au XXe siècle Parcours : Modernité poétique ? Introduction : Publiée en 1913, au terme d’une longue maturation, Alcool rassemble des poèmes écrits depuis 1898. Ce recueil est l’

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