"La Parole" Marx Ernst, "L'Amoureuse" Paul Eluard, "La courbe de tes yeux" Paul Eluard

Séance 2 : « La Parole »


Objectif : Comprendre le sens de la parole dans le langage amoureux


Le premier poème de la section « Répétitions » est un poème intitulé « Max Ernst ». Max

Ernst est un peintre allemand et dadaïste, ami du couple et dont Gala est le modèle. Pour Paul Eluard, il s’agit d’une nécessité du partage de sa femme avec cet homme (relation triangulaire en 1921). C’est pour lui une douleur, une « angoisse », vers 6. Mais le couple héberge le peintre, d’où la nécessité.

Ce poème, « La Parole », est le huitième de cette section. Dans ce poème, la parole et la

femme ne font qu’un ou qu’une. Cette personnification et prosopopée n’est donc que prétexte à l’expression du sentiment de douleur profond du poète.

Problématiques possibles : En quoi ce poème reflète-t-il les sentiments du poète ? Quelle est

l’image de Gala dans ce poème ? En quoi le jeu de la parole est-elle prétexte à l’expression d’un

amour malheureux ? Quelle est l’image de l’amour dans ce poème ? Comment l’amour est-il traduit

dans ce poème ? Comment l’auteur exprime-t-il ses sentiments à travers ce poème ? En quoi ce

poème est-il surréaliste ?

Problématique retenue : En quoi le jeu de la parole est-elle prétexte à l’expression amoureuse ?


I - Une parole ludique


A - Un poème surréaliste

Un poème court : 12 vers. Hétérométrique. Seulement deux rimes similaires : Vers 1 et 12. :

poème construit en vase clos. Toutes les autres sont uniques. Impression de désordre. Et de

renversement : les rimes sont au début du poème ou internes. Deux rimes finales en alexandrin :

chute : morale.

Importance du vocabulaire : impression d’explosion expressive, choc des mots.

Un poème de l’amour : isotopie : « beauté », vers 1, « sentimentale », vers 4, « fleurs », vers

7, « belle », vers 10, « coeur », vers 12, « yeux », vers 12.

Amour du détail : expressions très visuelles, comme une peinture : oiseaux, fleurs, cailloux.


B - Personnification et prosopopée de la parole

La Parole s’exprime. C’est elle qui parle : prosopopée : importance du pronom personnel de

la première personne : « je » ou « j’ » : onze fois dans dix vers et expression de la possession de la

première personne : « mes », vers 12.

Personnification : la parole parle d’elle-même : verbes d’état et verbes d’action.

Beauté de la parole : plaisir esthétique pour celui qui regard ou qui lit le poème : Or, lecture

du poème : beauté et structure du poème : les courbes d’une femme.


C - L’expression amoureuse

Expression de l’amour à travers la beauté, le bonheur. Son expression est heureuse.

Le fait de « glisser », exprime la légèreté.

verbe d’état : « je suis » et en l’occurrence « sentimentale ». La parole exprime l’amour. La

Parole devient sentimentale. Et égocentrisme.

« Je ne connais plus le conducteur » : expression de l’abandon total. L’amante s’abandonne

à l’amour.


II - L’expression d’un amour malheureux


A - L’expression de l’ amour malheureux d’une femme

C’est une femme qui s’exprime alors : Gala : Vers 6 : Je ne bouge plus » : elle pose pour

Max Ernst. La pose est exprimée par « soie sur les glaces » : vers 6 : et

Mais aussi, l’intellectuelle qu’elle a été, à travers cette parole (elle fut institutrice) et en

volant, elle voyage, comme dans la réalité.

Expression d’un sentiment mauvais : « je suis malade » : vers 7 : le fait d’être malade :

tuberculose, « fleurs et cailloux » : référence légère aux montagnes suisses et expression d’un

désordre : or, c’est la cas : désordre du couple : expression d’un mélange mauvais : « fleurs et

cailloux ». Aussi, douce et rugueuse.

« J’aime le plus chinois aux nues » : expression de l’amour du lointain : impression de l’audelà

de toute frontière : au delà même de la frontière du couple. Aussi, elle reconnaît son exotisme

et son intérêt pour le chinois spirituel, intérêt porté aux nues : admiration.


B - Expression d’un amour entre Gala et Max Ernst

« J’aime la plus nue aux écarts d’oiseau » : « la plus nue » : la parole toute nue : la parole

qui dit toute la vérité : la transparence de la parole.

L’oiseau hante toute la production du peintre Max Ernst : les écarts ne semblent donc

signifier que c’est à lui dont il est fait référence.

Cet oiseau est élément poétique dans presque tous les poèmes de la section « Répétitions ».

L’oiseau est chez Eluard, le symbole de la liberté, thème si cher aux surréalistes, symbole de celui

qui peut voler au-dessus de la réalité, qui domine tout et qui vole là où il veut, sans frontière aucune.

A revoir : « J’aime la plus nue aux écarts d’oiseau » : elle aime s’exposer, nue, devant le

peintre (superlatif au singulier féminin), au lieu d’observer une situation régulière : en effet, il s’agit d’un écart de conduite pour une épouse, à l’instar des écarts d’oiseaux dans le ciel, qui peuvent conduire à l’égarement et à la mort.

« aux écarts d’oiseau » : malgré le nombre et les changements de direction, les oiseaux

conservent leur distance sans jamais se percuter : de même, Gala fait des écarts et espère

certainement qu’il n’y aura pas de conséquences.

Les thèmes d’Eluard : l’oiseau-lumière et soleil-vue : on le trouve ici.

Mais également, dans les deux derniers vers, expression de la part d’ombre et de tristesse, de remord aussi : fenêtres profondes : fenêtres des yeux et coeur noir de mes yeux : expression de la

colère et de l’infidélité qu’elle ne veut voir. Elle se le cache.


C - La Parole comme porte-parole des amours malheureuses du couple

« Je suis vieille mais ici je suis belle » : la parole est belle, bien qu’étant vieille :

l’expression est toujours la même, mais le sentiment, la réalité, toujours nouvelle, toujours beau et

belle.

Le thème du malheur qui est introduit au vers 7 avec « malade » est évident dans les deux

derniers vers : « Et l’ombre qui descend des fenêtres profondes » : l’ombre qui plane, ombre du

malheur, du couple défait, et l’hypallage : « ombre » et « fenêtres profondes » : orage : thème cher à

Eluard exprimant le malheur, explique le malheur qui vient de l’extérieur.

Idée de volonté d’appropriation de son épouse : vase clos, et le fait de faire parler son

épouse, est une volonté d’entrer dans ses pensées et de se mettre en présence de celle-ci.

« Epargne chaque soir le coeur noir de mes yeux » : vers 12 : ménagement de la sensibilité

de Paul Eluard. A nouveau une hypallage : yeux noir et non coeur. Or, le coeur noir : enfer de

l’amour et « chaque soir » : le soir de leur couple : meurt à petit feu.


Conclusion :

Synthèse : Expression d’un amour malheureux à travers une poésie surréaliste

Ouverture : Les Amants II, René Magritte


Séance 3 : « L’Amoureuse »


Objectif : Saisir l’importance de la parole poétique pour exprimer l’éternité amoureuse


Introduction : Le poème « l’Amoureuse » est le quatrième poème de la seconde section « Mourir de ne pas mourir », de Capitale de la douleur. C’est du présent dont il est question dans ce poème :

le présent amoureux qui se confond avec l’éternité.

Vers octosyllabes, sans rimes régulières. Sizains.

Problématiques possibles : Comment ce poème est-il représentatif du courant surréaliste ? Quel

est le sens du regard dans ce poème ? Comment la parole est-elle dans ce poème langage de l’amour

? En quoi ce poème est-il l’expression d’une douleur ?

Problématique retenue : Comment la parole est-elle dans ce poème langage de l’amour ?


I - Un certain regard


A - L’importance de la vue

Importance du regard tout au long du poème. Ici, dès le premier vers : « paupières ».

Champ lexical du regard : « paupières » vers 1, « yeux » vers 4 et 7.

Les deux amants prennent vie lorsqu’ils se regardent l’un l’autre : la vue donne vie.


B - Le regard du poète

La femme est idole. La femme est sublime dans l’univers poétique de Paul Eluard : image

idéalisée de la femme avec la mention de ses cheveux, de ses formes et de son regard : première

strophe.

Poète-créateur : mythe de Pygmalion et Galatée : première strophe : femme idéale.

Le regard de Paul Eluard n’est pas seulement miroir : ses paupières sont écran : pour jeter le

voile sur la douleur, mais pour visionner aussi la femme idole.


C - Le regard de la femme, Gala

C’est bien du regard de Gala dont il s’agit : écho à « La Courbe de tes yeux » : « Elle a la

couleur de mes yeux » : le poète découvre le monde à travers les yeux de Gala.

« Ses rêves en plein lumière / Font s’évaporer les soleils » : vers 9 et 10 : Idéalisation et

renaissance de l’homme à travers le regard pur de Gala.


II - Un dualisme


A - L’imagination

L’imagination prend le pas sur la réalité : le poète ne peut effacer le souvenir : il a les yeux

fermés, il revit cet instant d’éternité : à partir du vers 2 et ce, jusqu’au vers 6 : première strophe.

« Elle est debout sur mes paupières », vers 1 : fermeture, yeux clos : solitude et l’intérieur et

l’intime du poète. Et image de la pesanteur.

La vision obsédante de Gala, la muse : femme aimée qui le poursuit, jusqu’à l’intérieur de

lui-même.

Aveugle donc, les autres sens prennent le dessus : ouïe et le toucher : vers 2 et 3

notamment : toucher des cheveux et toucher du corps de Gala.

« Ses cheveux sont dans les miens » : fusion du couple qui ne fait plus qu’un.

« Elle a la forme de mes mains » : caresses anciennes qui ne peuvent s’évanouir.

« Elle a la couleur de mes yeux » : vers 4 : la femme n’est vue que par imagination et non en

réalité.

Obstacle à la lumière : « ombre ». La vision semble donc, si ce n’est obscure, au moins,

floue.

« Elle s’engloutit dans mon ombre » : importance du verbe pronominal : l’action n’est pas

passive : action des deux agents : elle est aussi actrice que Paul Eluard est acteur. Et ironie de

l’appétence sexuelle de Gala.

Et ce vers suit le vers 4 : « Elle a la couleur de mes yeux » : le poète exprime une vision à

travers les yeux de Gala, ce qui confirme l’idée du vers précédent. Construction de l’amoureuse.

« Comme une pierre sur le ciel » : « comme un pavé dans la marre » : erreur de parcours et

coeur de pierre.


B - La réalité

« Elle est debout sur mes paupières » doit être compris comme un obstacle à la vision des

infidélités de Gala. Gala tente de le rendre aveugle à ses infidélités.

Deuxième strophe : réalité de cet amour déçu. Solitude.

Importance du rythme ternaire du vers 11 : « rire, pleurer et rire » : rire du souvenir, pleur de

la réalité et rire de la distanciation par rapport au passé révolu. Importance de la répétition du verbe

« rire » : mise en valeur du verbe « pleurer ».

« Elle a toujours les yeux ouverts / Et ne me laisse pas dormir » (vers 7 et 8) : créature

nocturne et passion qui empêche de trouver le repos et la sérénité.

C - La douleur d’un couple qui se déchire

Les deux amants ne font qu’un : fusion de l’amour, suspension du temps : éternité.

Divinisation de l’amour. Importance de cette vie donnée au-delà de la maladie. Sept années

dynamisées par cet amour, seul espoir qui faisait vivre.

Ici, méditation du poète sur une réalité passée : paupières closes : il s’agit d’un seuil, d’une

attente (vers 1).

Expression de l’éternité, à travers les octosyllabes et le fait des huit rimes différentes : le 8 :

image de l’infini.

Expression aussi d’une rupture : car bien que tous octosyllabes, visuellement, les vers

semblent aller en rapetissant.

En rupture avec les alexandrins, la prose : ce poème régulier exprime cette rupture du

couple.

Anaphore du pronom personnel « elle » : omniprésence de la femme en question.

Passé : dans l’imaginaire : présent continuellement pour Paul Eluard : cf. texte de Saint

Augustin.

Mais douleur d’une femme qui n’est plus présente à ses côtés.

« Parler sans avoir rien à dire » : vers 12 : écrire des mots pour ne rien dire : expression d’un

moment d’éternité perdu : expression d’un souvenir et non d’un fait actuel. Cette pensée exprimée

n’appelle aucun commentaire. Et cette douleur ne peut être exprimée : Paul Eluard n’a rien à dire,

mais tout à souffrir. Il parle pour exprimer sa douleur, mais n’a rien à dire : l’amoureuse est

amoureuse d’un autre.


Conclusion :

Synthèse : Souvenirs et parole d’éternité

Ouverture : « Hymne » de Baudelaire (« Galanterie », Les Epaves)

NB : Gala deviendra Gala Dali en 1952.


Séance 4 : « La courbe de tes yeux »


Objectif : Comprendre le sens de ce poème amoureux

L’amour, motif privilégié de la poésie et notamment des surréalistes, puisqu’alors, véritable

valeur susceptible de contribuer à la libération de l’homme. C’est cet amour fou que célèbre Paul Eluard dans ce poème. C’est un hommage à Gala, son épouse. C’est aussi pour le poète l’occasion

de révéler sa conception de l’amour.

Ce poème est l’avant dernier poème du recueil. Il est dédié à Gala. Il est composé de trois

strophes de cinq vers (quintil). Cette structure est une structure dite hétérométrique. Il y a des

mélanges d’alexandrins, de décasyllabes et d’octosyllabes. Le système rimique traditionnel est

bouleversé : quelques rimes plates et surtout des assonances. Pas de titre.

Problématiques possibles : Que représente la femme pour le poète ? En quoi ce poème reflète-t-il

l’influence du surréalisme ? Commentez la progression du poème. Montrez de quelle manière ce

texte fait l’éloge de la femme. Quelle image de la femme aimée Paul Eluard donne-t-il dans ce

poème ? Qu’est-ce qui fait l’originalité de ce poème ? Comment le poète déclare-t-il son amour à la

femme qu’il aime ? En quoi ce poème est-il surréaliste ?


I - L’éloge de la femme


A - Un blason

Blason : court poème qui fait l’éloge, généralement, d’une partie du corps féminin, dont on

énumère les vertus singulières.

Ici, les yeux, qui sont omniprésents.

La référence aux yeux : première strophe :

- vers 1 : mise en valeur à la césure (6/6)

- vers 5 : de même (4/6)

Importance du vers 13 : inversion comparé:comparant, les yeux sont à nouveaux mis en valeur

Feuilles de jour : les paupières qui s’ouvrent le matin au réveil, au lever du jour ; mousse de rosée :

l’humidité des yeux, les larmes ; roseau du vent : les cils ; sourires parfumés : la joie s’aperçoit dans

le regard ; bâteaux chargés du ciel : chez Eluard, les yeux ont souvent la forme d’amandes et par

extension, celle d’un bâteau. Le ciel, comme les images, se reflètent dans les yeux ; chasseurs de

bruit : les paupières se ferment au moindre bruit ; source de couleur : les yeux sont la source des couleurs.


B - Le regard de la femme

La femme est décrite surtout par métonymie (la partie pour le tout), à travers ses yeux.

Dernière strophe : fin de vers et épithète méliorative : « le monde entier dépend de tes yeux

purs » (vers 14)

Les yeux au centre du poème, interagissent avec le coeur du poète (vers 1 et 15) : à travers

chiasme, partage.

La femme est divinisée par Paul Eluard.

C - Une femme divinisée

Connotations religieuses : « auréoles », « ailes », « ciel »

Vierge Marie : « la paille des astres »

La femme : déesse toute puissante et créatrice

Maternité, naissance : « berceau », « éclos », « couvée »

Le femme est associée au monde à travers la représentation des quatre éléments

Les yeux donnent naissance au monde + apport de lumière

Jaillissement d’images = jaillissement de lumière, monde, amour


II - La vue et le monde à travers l’écriture poétique surréaliste


A - L’écriture

Une série d’images et de correspondances insolites : hypallages (attribuer à un mot un terme

qui convient à un autre mot) : « auréole du temps », « berceau nocturne », « feuilles de joue »,

« sourires parfumés », « couvée d’aurores », « paille des astres ».

Impressions visuelles, sonores, tactiles et olfactives = synesthésies baudelairiennes : « rond

de danse et de douceur », « mousse de rosée », « sourires parfumés », « chasseurs des bruits et

sources des couleurs », « parfums éclos d’une couvée d’aurores ».

Les mots n’ont plus leur sens classique = surréalistes


B - L’espace

La forme courbe des yeux, présente dans le titre (« La courbe de tes yeux »), envahit le

poème : « courbe », « tour » (vers 1), « rond », « auréole », « berceau » (vers 2-3), « ailes » (vers 8),

« courbée » (vers 11).

Assonance en « ou » dans tout le poème qui rappelle la sonorité de « courbe ».

Assonance en « o », traduit également l’idée de rondeur.

Structure circulaire

L’idée de rondeur renvoie à l’idée de plénitude et d’unité.


C - Le nouveau monde

yeux : connotation astrale : jour, lumière, astres, représentent ici une ouverture vers la

lumière. Ils sont comme une fenêtre ouverte sur le monde extérieur : un monde transformé par

l’amour et le regard de la femme.

« La paille astrale » : naissance du Christ : une nouvelle ère.


III - Le couple


A - L’amour

L’amour : accès à la surréalité : femme médiatrice entre le poète et le monde. Elle est

indispensable.

dépendance du poète : c’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.

Passion : « sang », vers 15 : sang, métonymie de la vie et métaphore de la passion

L’homme et la femme ne semble former qu’un seul être unique (image du cercle).

Le poète ne vit qu’à travers le regard de la femme.


B - L’homme entre le jour et la nuit

Sans la femme qui est tout, le poète n’est rien : sang = vie

Dépendance : vers 13 et 14

Chiasme entre premier et dernier vers : dépendance entre la vie du poète et la muse.

Jeu sur le jour et la nuit : isotopie du crépuscule : « nocture », vers 3, « jour » et « rosée »,

vers 6, « lumière », vers 8, « aurore », vers 11, « astres », vers 12, « jour », vers 13.


C - La renaissance de l’homme

Passage de la nuit au jour : vers 3-6-11 et 13 : opposition entre lumière et obscurité

Jour : pureté et l’innocence (vers 13- 14)

Renaissance grâce au regard de la femme

Yeux d’enfant : regard neuf

Dans son essai Le Peintre de la vie moderne, Baudelaire fait de l’enfant qui « voit tout en

nouveauté » et qui « est toujours ivre », un modèle de l’artiste idéal.

Naissance = envolée poétique à partir de la deuxième strophe : deuxième et troisième

strophe : une seule et longue phrase. Seule ponctuation : virgule : juxtaposition des idées et

troisième strophe, les virgules sont moins nombreuses, comme si le poète ne pouvait plus s’arrêter.

courbe-rond-auréole et éclos et couvée : vers 1 à 3 et 11 à 12.

Vers 6 à fin : vers en décasyllabe, or première strophe : alexandrins, octosyllabes et un

décasyllabe

De plus, les rimes présentes à la première strophe disparaissent à la dernière strophe,

traduisant les élans spontanés du poète.

Cette exaltation grandissante du poète s’exprime à travers une envolée (figure permettant de

traduire les léans de l’âme ou de l’esprit), elle-même marquée par une gradation ascendante allant

de la modeste nature au ciel et à la mer, jusqu’au monde entier.

La femme redonne vie au poète et contribue à l’éclosion du poème. L’amour = lieu

d’exaltation et de création poétique.


Conclusion :

Synthèse : Poème surréaliste exaltant tant la femme que la vie et l’amour à travers un poème en vers

libre.

Ouverture : Autre oeuvre de Paul Eluard dédié à une femme (Dominique) : Le Phénix (1951) :

« Qui me reflète sinon toi, moi-même je me vois si peu/ Sans toi je ne suis rien qu’une étendue

déserte » ou blason de Maurice Scève.

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